« Voici le temps des assassins », le mal incarné

L’un des films les plus formidables des années 1950 : un polar d’une noirceur terrible, avec un Jean Gabin absolument impérial. J’essaie de vous faire sentir mon enthousiasme pour « Voici le temps des assassins » à coups d’adjectifs positifs, voyez-vous ? Car à chaque fois que je revois le film, je suis soufflé. Cette histoire d’un patron de restaurant, aux Halles (dans les anciennes Halles), qui prend sous son aile une jeune fille dont il est le beau-père (et qu’il n’a jamais vue) est banale, à première vue.

Mais non : très vite, l’invitée commence à manipuler le bonhomme, et, tandis que les choses se dégradent vicieusement, la saloperie de ce huis clos apparaît. La fille, c’est Danièle Delorme, visage d’ange, cœur de pute. La serveuse de la guinguette, c’est Gaby Basset, la première épouse de Gabin. Ce dernier, 53 ans alors, trouve là l’un de ses plus beaux rôles : on a l’impression qu’il a été bistrotier toute sa vie. Longtemps, Julien Duvivier, le réalisateur, a été sous-estimé. Avec Gabin, il a pourtant signé des chefs-d’œuvre (« la Bandera », « la Belle Equipe », « Pépé le Moko »). Revoyez « le Temps des assassins », vous m’en direz des nouvelles.

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Samedi 24 septembre à 23h30 sur OCS Géants. Drame français de Julien Duvivier (1956). Avec Jean Gabin, Danièle Delorme. 1h50. (En multidiffusion et A la demande).