“Vive le vent d’hiver !”, un bel ensemble de courts d’animation

Les cinq petits films, d’un niveau très homogène, proviennent des quatre coins de l’Europe. Et sont élaborés avec des techniques variées (2D numérique, stop motion, animation de laine). À partir de 3 ans.

Signé par cinq jeunes cinéastes, ce bel ensemble de courts métrages hivernaux, d’un niveau très homogène, provient des quatre coins de l’Europe, de la France à la Russie. Émergent deux pépites sorties des studios moscovites Soyuzmultfilm, d’une concision toute poétique. Réalisé en stop motion, le dynamique Le Bonhomme de neige (Aleksey Pochivalov, 2021) voit un lapin affamé dévorer la réserve de carottes nasales d’une famille de bonshommes. L’occasion d’expérimentations surréalistes avec d’autres « nez », à la manière du Monsieur Patate de Toy Story. Dans le touchant Une visite surprise ! (Marina Moshkova, 2020), la simplicité du trait renvoie à celle du récit : un ours blanc grognon accueille dans son igloo un ours brun joyeux.

Grâce à une animation singulière, deux autres films tirent leur épingle du jeu. Le germano-bulgare Mishou (Milen Vitanov, 2020) mêle 2D numérique et stop motion pour suivre les traces d’un chien oublié par une touriste, puis recueilli par quatre lièvres de l’Arctique, entre les Lapins crétins (pour l’expressivité des visages) et les Dalton (pour les différences de taille). Le letton Chut… petit ours (Māra Liniņa, 2022) se distingue, lui, par son univers ouaté façon Bonne nuit les petits, en animation de laine. Moins audacieux techniquement, Luce et le Rocher (Britt Raes, 2022) propose néanmoins un parti pris fort avec une animation 2D tout en couleurs primaires. Soit une étrange histoire d’amitié entre une petite fille et un gros caillou, où les lampes de poche font des trouées jaunes dans la nuit bleue.

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