un remarquable film d’espionnage avec un anti-James Bond

Les bons films d’espionnage sont rares. La Taupe, sorti en 2012 et diffusé ce mercredi 23 novembre, à 20 h 55, sur Arte, est l’un des meilleurs. C’est au réalisateur suédois Tomas Alfredson que l’on doit cette remarquable adaptation de l’un des chefs-d’œuvre de John le Carré, premier roman d’une série qui en compte deux autres (Comme un collégien et Les gens de Smiley).

Smiley, c’est l’anti-James Bond. Il ne cogne pas, ne séduit pas, ne tire pas. Il est cocu, déchu, mutique.

Une atmosphère électrique et glauque

Au sein d’une distribution brillante (Colin Firth, Mark Strong, Benedict Cumberbatch, Toby Jones), Gary Oldman incarne à merveille ce Smiley glacial, qui fouille les archives autant que les regards, déduit et piège, implacable.

Alfredson excelle à faire vibrer l’atmosphère électrique et glauque – toute de soupçons, rancunes, passions rentrées – qui baigne le « Cirque », le siège des services secrets britanniques. Karla, le maître espion russe, y a infiltré une taupe…

Dire que l’intrigue est simple serait exagéré. Mais La Taupe est si bon qu’on veut le revoir.

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