Un projet d’hydravion spatial subventionné par la Nasa pour étudier Titan, la lune de Saturne

La NASA a annoncé qu’elle allait subventionner le développement d’un projet d’hydravion spatial destiné à voler sur Titan. Surnommé TitanAir, son objectif sera d’étudier la chimie de la plus grande lune de Saturne, un monde glacé dont la surface est complètement obscurcie par une atmosphère brumeuse et dorée.

Depuis une douzaine d’années, la Nasa finance des programmes de recherche à la pointe de la technologie pour pousser encore un peu plus l’exploration spatiale des années à venir et développer des technologies d’avant garde, comme l’explique la revue Science et Avenir. Pour cela, l’agence spatiale a mis en place les “Nasa Innovative Advanced Concepts” (NIAC), pour “repérer et sélectionner une série de projets menés par des entreprises ou des organismes de recherche américains, qui pourraient, s’ils sont réalisables, marquer une rupture dans les objectifs ou la mise en oeuvre des missions spatiales”. Pour l’année 2023, 14 propositions ont été retenues. “La Nasa ose rendre possible l’impossible. Et cela ne peut être réalisé que grâce aux penseurs et innovateurs qui nous aident à imaginer et préparer le futur de l’exploration spatiale, a déclaré l’administrateur de la Nasa Bill Nelson. Le programme du NIAC fournit à ces scientifiques et ingénieurs visionnaires les outils et soutiens dont ils ont besoin pour faire éclore les technologies des missions à venir de la Nasa.” C’est notamment le cas d’un projet d’hydravion pour explorer Titan, la lune de Saturne qui fait partie des 14 propositions et qui fera l’objet de subventions de la part de la Nasa, a récemment annoncé l’agence spatiale.

Seul astre du système solaire à posséder des lacs

Surnommé TitanAir, l’appareil a été imaginé par Quinn Morley de Planet Enterprises à Gig Harbor à Washington. Son objectif serait d’étudier la chimie de la plus grande lune de Saturne, un monde glacé dont la surface est complètement obscurcie par une atmosphère brumeuse et dorée, explique un communiqué d’Abaca Press. L’hydravion permettrait ainsi de voler dans le ciel de la lune puis d’atterrir sur ses lacs. Comme le précise Science et Avenir, Titan est le “seul astre du Système solaire à posséder des lacs et des mers en surface même si ces derniers ne sont pas composés d’eau mais d’hydrocarbures (méthane et éthane)”.

Équipé de nombreux instruments scientifiques, l’appareil réaliserait chaque jour des missions d’explorations. “En analysant des échantillons lacustres et atmosphériques, il étudierait ainsi le cycle de la chimie organique sur Titan, qui selon certains exobiologistes pourrait réunir les conditions nécessaires à l’apparition de la vie.”

De nombreux projets…

Parmi les autres projets présentés aux NIAC on retrouve celui de la société Lunar Ressources, qui a imaginé des gazoducs lunaires permettant d’acheminer de l’oxygène vers ces stations permanentes, des rovers pilotés par des astronautes ou des fusées. L’Institut de technologie de Rochester dans l’Etat de New-York souhaite de son côté révolutionner la technologie des” générateurs thermonucléaires à radioisotopes” (RTG) qui alimentent de nombreuses sondes spatiales de la Nasa. “Composés notamment d’indium, d’arsenic et d’antimoine, les nouveaux générateurs pourraient être dix fois plus puissants (30 watts/kg) que leurs prédécesseurs car beaucoup plus compacts”, explique Science et Avenir.

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