Un Projet alimentaire territorial “participatif”, dans le Maine-et-Loire

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La volonté : relocaliser l’agriculture et l’alimentation, en soutenant l’installation d’agriculteurs, les circuits courts ou les produits locaux dans les cantines. ©Emilie JOUVIN/Le Perche

PAT. Comme Projet Alimentaire Territorial. Un acronyme que l’on voit de plus en plus souvent, et derrière lequel se dessine la volonté de relocaliser l’agriculture et l’alimentation dans les territoires, en soutenant l’installation d’agriculteurs, les circuits courts ou les produits locaux dans les cantines.

15 actions à mener

Issus de la Loi d’avenir pour l’agriculture qui encourage leur développement depuis 2014, les PAT sont élaborés de manière collective à l’initiative des acteurs d’un territoire. Celui de la CCALS – Communauté de communes Anjou Loir et Sarthe (28 000 habitants répartis dans 17 communes), dans le Maine-et-Loire – a décidé de s’engager.

S’il est officiellement lancé ce jeudi 24 novembre 2022, le PAT de la Communauté de communes a été amorcé bien en amont. 

Depuis 2018, la CCALS est « engagée dans une démarche de développement et de valorisation des circuits courts de proximité. Le projet alimentaire territorial – PAT – a été adopté en janvier 2022 », rappelle la collectivité. 

Il a réellement démarré avec la 2e édition de la Fête des circuits courts, le 18 septembre dernier, et contient 15 actions à mener jusqu’en octobre 2024.

« Impliquer plus d’acteurs »

Ces actions vont se dérouler à partir de cet automne, en partenariat avec la Chambre d’Agriculture des Pays de la Loire, prestataire retenu pour accompagner la collectivité pendant ces deux ans.

« Après avoir mis en relation les producteurs et les consommateurs, nous souhaitons aller plus loin, brasser plus large, et impliquer plus d’acteurs : les acteurs de la restauration collective, de l’enfance-jeunesse, de la transformation, de la distribution, de l’aide alimentaire, les producteurs, les habitants, les consommateurs… nous aurons besoin de tous », liste Olivier Cailleau, vice-président à la CCALS, en charge de l’attractivité du territoire.

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Pourquoi ? 

Pour connaître plus finement notre territoire en terme de dynamique alimentaire, connaître et faire connaître ce qui marche déjà, ce que les consommateurs attendent, quels sont les nouveaux besoins : approvisionnement, distribution, commercialisation, habitudes de consommation…

Olivier Cailleau, vice-président à la CCALS

Appel à la population 

Concrètement, ce PAT sera rendu possible grâce aux actions pratiques initiées à chaque niveau, chaque maillon. Le Projet Alimentaire Territorial, comme son nom l’indique, est un projet. Le rôle de la collectivité est donc de mettre en mouvement l’ensemble de la chaîne alimentaire, susciter, inciter, favoriser, mais nous ne ferons pas à la place de !

Olivier Cailleau

Les méthodes utilisées, innovantes et participatives – « comme nous en avions vécu lors du dossier circuits courts » – invitent les citoyens à s’impliquer et à rejoindre la collectivité. « C’est à eux de s’emparer de ce projet », et de le faire vivre.

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