Un film qui invite les jeunes à s’exprimer

Le film “Haut et Fort” de son réalisateur Nabil Ayouch qui a été projeté, mardi, dans le cadre de la compétition officielle de la 22ème édition du Festival national du film (FNF) de Tanger, constitue un appel aux jeunes pour s’exprimer en toute liberté à travers le rap. 


Produit en 2021, par Ali’n Productions (Maroc), Les Films du Nouveau Monde (France), en coproduction avec Unité et Ad Vitam (France), “Haut et fort” raconte l’histoire d’Anas, un ancien rappeur engagé dans le centre culturel d’un quartier populaire de la ville de Casablanca.

Encouragés par leur nouveau professeur, les jeunes du centre vont tenter de se libérer du poids de certaines traditions pour vivre leur passion et s’exprimer à travers la culture hip-hop.
 “Haut et Fort” est une fiction dans la lignée du travail d’observation et d’introspection proche du terrain que Nabil Ayouch mène depuis des années sur chacun de ses films. Une approche qu’il affectionne particulièrement puisque ce dernier film a vu le jour avec la participation des jeunes du Centre Culturel “Les étoiles de Sidi Moumen”, créé par la fondation Ali Zaoua en 2014.


Réalisé et écrit par Nabil Ayouch en collaboration avec Maryam Touzani, cette oeuvre cinématographique est marquée par la participation de Anas Basbousi, Ismail Adouab, Meriam Nakkach, Nouhaila Arif, Abdou Basbousi, Zineb Boujemaa, Soufiane Bellali, Mehdi Razzouk, Amina Kannan, Samah Barigou, Maha Menan, Marwa Kniniche, Marouane Bennani et Abderahaman Errahmani. 


Lors de la séance de débat, qui a suivi la projection du long métrage, M. Ayouch a indiqué que le message du film est de souligner “l’importance de laisser la jeunesse s’exprimer en toute liberté”. 
Pour ce faire, ajoute le réalisateur, il est essentiel “de donner aux jeunes des espaces dans lesquels ils peuvent s’exprimer et s’affirmer et de les écouter à travers l’art sous toutes ses formes, dont la musique et le théâtre, entre autres”.

S’agissant du jeu “naturel” des acteurs dans le film, M. Ayouch a relevé qu’en plus d’un scénario bien écrit, “il a gardé les portes ouvertes à l’improvisation”. “A aucun moment on sent s’il s’agit de scènes improvisées ou écrites”, a-t-il fait remarquer, précisant que même au niveau des morceaux de rap chantés dans le film, “on ne voulait pas que ce soient nos mots, mais les leurs”. 
”Haut et Fort”, qui était en lice pour la Palme d’Or du festival de Cannes 2021, a reçu le Prix du Cinéma Positif du Festival. Cette sélection est une première dans l’histoire du cinéma marocain au niveau du prestigieux Festival de Cannes. 
Organisée par le Centre Cinématographique Marocain (CCM), sous le Haut patronage de SM le Roi Mohammed VI, cette édition du FNF se distingue par le nombre important des films qui seront projetés.

 Au total, 105 films produits depuis la dernière édition du festival en 2020, dont 28 longs métrages, 50 courts métrages et 27 documentaires sont programmés. 
La 22ème édition du FNF, dédiée à la mémoire de feu Nour-Eddine Saïl, propose trois compétitions: longs-métrages, courts-métrages de fiction et longs documentaires.
 Le programme de cette édition comprend également le “Marché du film” qui évoquera les questions liées à la distribution et à l’exploitation des films à l’ère de la numérisation et de ses nouvelles formes.


Sont également prévues des rencontres professionnelles sur la réalité du cinéma national et les perspectives de son développement, la présentation de la production cinématographique pour les années 2020 et 2021 et d’autres activités parallèles.

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