Un appareil portatif pour tester les drogues dures créé en Colombie-Britannique

Les chercheurs espèrent que la décriminalisation prochaine de la possession simple de petites quantités de drogue en Colombie-Britannique facilitera la vérification des composantes de la drogue par les utilisateurs.

Le fait de tester la drogue aide les gens à connaître ce qu’elle contient afin de pouvoir prendre des décisions éclairées, explique Sara Guzman, une étudiante qui travaille au Laboratoire Hein, de l’Université de la Colombie-Britannique (UBC).

Une pillule de Fentanyl brisée en deux.

La possession simple de petites quantités de drogues sera décriminalisée en Colombie-Britannique le 31 janvier 2023.

Photo : Radio-Canada

Des tests toxicologiques gratuits et confidentiels sont souvent offerts dans des festivals de musique ou dans des lieux de consommation de drogues.

Sara Guzman dit que la technologie principale utilisée pour effectuer ces tests est la spectroscopie IRTF, mais que cette technologie est limitée, car elle ne peut détecter adéquatement des concentrations de drogues de moins de 5 %, ce qui est souvent le cas pour les opioïdes.

« Même une toute petite concentration d’une substance comme le fentanyl peut être fatale selon de la tolérance de chacun. [L’appareil portatif] va augmenter le potentiel de détection, l’efficacité et réduire les erreurs humaines. »

— Une citation de  Sara Guzman, étudiante au cycle supérieur, laboratoire Hein, Université de la Colombie-Britannique

Le Laboratoire Hein espère que l’appareil pourra être utilisé d’ici la fin du mois d’avril et prévoit de distribuer des appareils portatifs gratuitement à des centres de vérification des drogues et à des distributeurs qui travaillent de concert avec des cliniques.

Urgence de santé publique

Les dernières données du Bureau des coroners de la Colombie-Britannique montrent qu’environ 14 000 personnes sont mortes après avoir consommé de la drogue depuis que la province a déclaré une urgence de santé publique en 2016. En 2021, le fentanyl illicite était lié à 87 % de ces décès.

Pour lutter contre cette épidémie, la province deviendra, le 31 janvier, le premier endroit au pays à lancer une expérience de décriminalisation d’une durée de trois ans, permettant ainsi aux toxicomanes de 18 ans et plus d’avoir en leur possession jusqu’à 2,5 grammes combinés d’opioïdes, de cocaïne, de méthamphétamine et de MDMA (ecstasy).

Avec les informations de Negin Nia