Trois séries exceptionnelles à découvrir ce week-end sur Netflix et Disney+

Trois séries exceptionnelles à découvrir ce week-end sur Netflix et Disney+

Si vous venez tout juste de vous abonner à Netflix ou à Disney+, peut-être voulez-vous vous éloigner des nouveautés du catalogue et des valeurs sûres et vous plonger dans les grandes séries qui ont bâti la renommée de ces plateformes auprès de la critique. Telles des étoiles filantes, la production tous azimuts de la dernière décennie a aussi compté son lot de coups de maître annulés après une poignée de saisons. Pour ce week-end, la rédaction de CNET vous propose un menu quatre étoiles avec de l’excellence à tous points de vue : The OA et Mindhunter (Netflix) et l’une des séries-phare de FX qui n’a jamais été intégralement disponible en DVD en France : Rescue Me (Disney+). 

Quelles séries découvrir ce week-end sur Netflix et Disney+?

Un polar fascinant et poisseux sur Netflix : Mindhunter

Synopsis : A la fin des années 1970, deux agents spécialisés dans la criminologie en s’intéressant à la psychologie du meurtre et en se rapprochant de monstres hélas bien réels.

L’avis de CNET France : Si les séries mettant en scène des tueurs/tueuses en série et celles/ceux qui les traquent sans relâche ont pignon sur rue dans les télévisions du monde entier, retracer les origines de la discipline du profilage était jusque-là, plutôt inédit. Même si Mindhunter est une création de Joe Penhall, l’un des poumons de la série est bien sûr David Fincher, qui signe la réalisation de plusieurs épisodes et dont l’ambiance visuelle et la photographie sont bien présentes. Mindhunter, c’est une plongée dans des faits divers sordides secouant quelques villes des Etats-Unis au milieu des années 1970, par un tandem d’agents spéciaux du FBI que tout oppose : l’ambitieux, progressiste mais anxieux Holden Ford (Jonathan Groff), et le vieux de la vieille plus sceptique et chevronné Bill Tench (Holt McCallany). Ensemble, ils doivent faire progresser la discipline en se posant la question des motivations et de la psychologie des tueurs, de leur relation avec leurs victimes…

Mais rien ne leur est acquis : ils doivent convaincre leur hiérarchie du bien-fondé de leurs études, notamment pour assurer une meilleure gestion en cas de prise d’otages ; et aussi les services de police et procureurs locaux, qui voient d’un mauvais œil leur ingérence et les éléments qu’ils apportent à l’enquête. La série ne montre pas ou ne se passionne pas pour les meurtres, mais bien pour les échanges et progrès fait par ce tandem du FBI mal assortis. Il bénéficie aussi de personnages féminins fascinants, dont la star de Fringe Anna Torv dans le rôle de Wendy Carr, psychologue brillante qui vient leur prêter main forte. Elégante et immersive, Mindhunter ne cesse de surprendre à travers les partis-pris de disséquer une discipline que l’on tient maintenant pour acquise dans ses résultats. Elle ne compte malheureusement que deux saisons, David Fincher ayant confirmé que la porte n’est pas fermée pour une suite à moyen terme. 

  • Découvrez l’univers de Mindhunter avec la bande-annonce de la saison 1 : 

 

Une série déroutante et poignante sur Netflix : The OA

Synopsis : Sept ans après avoir disparu de chez elle, une jeune femme revient avec de mystérieux pouvoirs et recrute cinq inconnus pour une mission secrète.

L’avis de CNET France : On entend souvent des critiques envers Netflix sur le formatage à outrance de leurs projets, jouant sur des codes et des stars bien connues. Mais les exceptions sont pourtant foison, et The OA est sans doute parmi les séries les plus singulières jamais produites pour le compte de la plateforme. Fruit de l’imagination d’une équipe ayant produit quelques films indépendants, l’actrice Brit Marling (également vedette de la série), et le réalisateur Zal Batmanglij, The OA a été développée pendant des années comme une histoire dense, racontée à l’oral. Partant du retour d’une disparue qui a recouvré la vue miraculeusement, The OA parle de personnages ordinaires, qui se retrouvent d’un coup autour de cette figure énigmatique, qui ne veut plus se faire appeler Prairie mais l’AO. 

Parlant de mort, de résurrection, d’espoir et d’absences, elle demande à se laisser porter tout au long de ses seize épisodes répartis sur deux saisons. Entre savants fous, danse, mystique et empathie, son ambiance éthérée n’est jamais très loin de la série de HBO The Leftovers. Jamais très loin du fantastique, elle arrive à émouvoir en plaçant son caméra au plus près de son personnage et de son héroïne. Une expérience qui ne vous laissera pas indemne ! 

  • Le mystère de The OA se dévoile – un peu – dans sa bande-annonce :  

 

Un requiem pour une caserne de pompiers sur Disney+ : Rescue Me, les héros du 11 septembre

Synopsis : Le 11 septembre a traumatisé les pompiers de la ville de New York, en particulier Tommy Gavin (Denis Leary). Récemment séparé de sa femme et de leurs trois enfants, Tommy oscille entre tristesse et colère, alors qu’il tente de se débarrasser des cauchemars récurrents où il revoit ses camarades tombés au combat.

L’avis de CNET France : Au début des années 2000, la chaîne FX contribue à la renaissance du câble américain avec deux programmes connus mondialement : The Shield et Nip/Tuck. Dans sa lancée, elle va aussi diffuser une pépite plutôt méconnue en France, diffusée sur feu Canal Jimmy et éditée partiellement en DVD : Rescue Me, les héros du 11 septembre. Depuis quelques jours, Disney+ vous permet de la découvrir ou redécouvrir en haute définition avec ses six premières saisons.

Oscillant parfaitement entre comédie potache retraçant le quotidien d’une caserne de pompiers new-yorkais et drame âpre sur leurs traumatismes, fuites en avant et reconstruction fragile, Rescue Me doit beaucoup à la gouaille et au charisme de son cocréateur et star : Denis Leary, Irlando-américain abrasif plus connu comme comique de stand up depuis les années 1990. Dans le rôle de Tommy Gavin, il se mue en antihéros à la fois intensément compétent en capitaine dans ses interventions, et homme au bord du burn-out, hanté par les fantômes de ceux qu’il n’a pu sauver, et en particulier celui de son meilleur ami, perdu dans les limbes du World Trade Center le 11 septembre.

Rescue Me, c’est aussi une grande série d’ensemble aux seconds rôles tout aussi brillants que leur star : le chef de la caserne Jerry (Jack McGee), Lou (John Scurti) qui tente d’exorciser son mal-être par la poésie, au grand dam de son épouse ; et des seconds rôles féminins bien définis, comme Sheila (Callie Thorne), la veuve de Jimmy, le meilleur ami de Tommy. Tout ce petit monde est servi par des dialogues irrésistibles, et doivent gérer des vies personnelles de plus en plus complexes, qui menacent de les consumer tout entier dans le cas de Tommy comme de plusieurs de ses coéquipiers. Cerise sur le gâteau : une bande-son excellente, qui vient souvent conclure des épisodes de façon poignante. Un grand cru sériel qui exploite tout le potentiel de son sujet avec brio.

  • Un petit tour du côté des pompiers du FDNY avec une promo d’époque de Rescue Me 

 

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