« The Last of Us » : la série adaptée du jeu vidéo qui fait le bonheur de HBO

Publié le 24 janv. 2023 à 17:21Mis à jour le 24 janv. 2023 à 17:57

La malédiction semble bel et bien brisée pour les adaptations de jeux vidéo en séries qui ont longtemps eu du mal à convaincre. Après les succès d’audience de « Halo » (sur Paramount+), « The Witcher », « Arcane » ou encore « Cyberpunk : Edgerunners » sur Netflix, c’est au tour de « The Last of Us » – qui a été adoubé par la critique, comme en témoignent les notes himalayennes sur le site Rotten Tomatoes -, de faire un carton sur le petit écran.

Lancé sur HBO il y a une dizaine de jours outre-Atlantique (et disponible sur Amazon Prime Video en France), le premier épisode a réuni 4,7 millions de téléspectateurs américains le soir de sa première diffusion en cumulé sur la chaîne et sur l’offre OTT HBO Max, selon les données croisées de Nielsen et de Warner Bros. Discovery (propriétaire de HBO). Ce qui a représenté le deuxième meilleur démarrage pour une série sur HBO aux Etats-Unis lors des treize dernières années – seul « House of the Dragon » a fait mieux l’été dernier, avec près de 10 millions de personnes.

Depuis, le chiffre est monté à près de 18 millions pour le premier épisode de « The Last of Us », tandis que le deuxième volet a réuni 5,7 millions de personnes le soir de sa diffusion le week-end dernier, soit une progression de 22 % par rapport au démarrage du premier tome. Jamais HBO n’avait enregistré une telle accélération entre le premier et le deuxième épisode d’une série maison.

Un casting haut de gamme

Découpée en dix épisodes, cette saison de « The Last of Us » est dotée d’un budget de production de près de 100 millions de dollars, croit savoir la presse américaine. Une somme qui a notamment permis à HBO de réunir un casting haut de gamme avec les acteurs Pedro Pascal, Bella Ramsey ou encore Anna Torv.

A la réalisation, on retrouve Craig Mazin qui a notamment conçu la série à succès « Chernobyl ». Pour « The Last of Us », il a travaillé main dans la main avec Neil Druckmann, le créateur du jeu vidéo et coprésident du studio de développement Naughty Dog – qui a aussi la main sur les licences Crash Bandicoot ou Uncharted -, racheté par Sony (PlayStation) en 2001.

Une franchise vidéoludique XXL

Le premier volet de la franchise The Last of Us a vu le jour sur PlayStation (ce titre est une exclusivité de la console de salon du groupe nippon) il y a dix ans. « The Last of Us Part II » a ensuite été lancé en 2020. Au dernier pointage il y a trois semaines, les ventes globales de la licence se montaient à 37 millions d’unités. Un chiffre astronomique à l’échelle de l’industrie vidéoludique, d’autant plus que cette franchise n’est présente que sur l’écosystème PlayStation. Une version PC du remake du premier volet sera cependant lancée début mars.

En attendant, la franchise devrait se rapprocher rapidement du mur symbolique des 40 millions d’exemplaires écoulés. Portées par le succès de la série, les ventes ont redécollé ces dix derniers jours. Au Royaume-Uni, le premier volet est réapparu subitement à la 20e place du classement des meilleures ventes en format physique – avec un bond de 238 % des ventes sur une semaine -, tandis que son remake, baptisé « The Last of Us Part I », émarge, lui, à la 32e place et a enregistré un bond de 322 % sur la même période, selon le site spécialisé GamesIndustry.biz. Ce qu’on appelle un cercle et un buzz vertueux.