Tensions de recrutement : l’attractivité de certains métiers en question

Ces six branches professionnelles ont signé des chartes d’engagement avec les ministères concernés qui portent pour certaines de premiers résultats et une croissance des offres d’emploi :

  • métallurgie : modification profonde du cadre conventionnel, qui mentionne la qualité de vie au travail et un cadre rénové de protection sociale ;
  • conseil : objectifs de meilleure conciliation vie familiale-vie professionnelle ;
  • transports : négociations sur les rémunérations et les garanties de prévoyance ;
  • métiers de bouche : négociations sur les rémunérations et les classifications.

En revanche, le secteur du bâtiment n’a pas pu dépasser certaines difficultés.

Selon le rapport, la loi du 5 septembre 2018 sur l’apprentissage et la formation professionnelle a conféré aux branches un pouvoir d’action important dans la résolution des difficultés de recrutement.

Outre le pouvoir de négociation des conventions collectives et accords rattachés (grilles de salaires, classifications, conditions de travail…), les branches disposent d’un outil d’analyse et de prospective, l’observatoire de branche. Elles peuvent ainsi éclairer et orienter les choix faits aux niveaux :

  • des partenaires sociaux de branche ;
  • des acteurs chargés de l’orientation ;
  • des pouvoirs publics ;
  • des autorités organisatrices de formation initiale et continue.

Les branches déterminent le contenu des certifications de branche et participent aux commissions professionnelles consultatives qui définissent les diplômes soutenus par les ministères. La publication d’un diplôme requiert l’avis conforme de la branche concernée.

Ce fonctionnement concourt à l’attractivité des métiers puisque les branches disposent de leviers sur différents aspects (négociation salariale, contenu des formations, dialogue avec le service public de l’emploi…).