Soyaux : Un atelier pour parler du consentement

Des outils étaient proposés par les deux animateurs Marc Rouchon et Melinda Bonneau Mambi-Mawangu, autour d’une vidéo sur la tasse de thé. Ne pas forcer à boire du thé si elle n’en veut pas, elle peut changer d’avis. Ce qui permettait de faire le lien sur le consentement sexuel. « Que l’on peut comparer à la tasse de thé. Ça permet de se projeter. On doit tenir compte de l’avis de l’autre », lance l’animatrice. Ensuite, place aux jeux de rôle, ouvrant sur le compromis, puis plus théorique, la roue du consentement : permettre, prendre, accueillir, servir. En résumé : « Si je dis oui je permets, l’autre prend. si je dis non, l’autre continue, c’est de l’agression, je subis. Si je cède tout le temps, je suis dans la soumission. »

Pour Farah 19 ans, la notion de consentement est « acquise pour moi mais on nous en parle peu à l’école et pas toujours en famille. Elle existe aussi dans le travail, la vie en société, pas uniquement dans les relations physiques. Parfois on cède de peur de blesser. Suis-je légitime d’exprimer un non ? », soulève Farah. D’autres femmes avancent « l’humilité pour donner et recevoir. Ne pas forcer c’est de la bienveillance et de l’amour. Le consentement doit être travaillé très tôt dans l’éducation. Apprendre à respecter ce non. » Des notions sur lesquelles il aurait été essentiel de rebondir, d’échanger. Petite déception, le temps d’intervention un peu court n’a pas permis de susciter le débat.