Saint-Gaudens. Le Film d’Art au Régent, 10e édition

l’essentiel
Depuis 2013, un rendez-vous s’est implanté au cinéma Régent : Les rencontres du Film d’art. Le festival souffle ses 10 bougies. Pour l’occasion des films sont de retour sur grand écran.

L’équipe du Régent s’affaire aux préparatifs, Thomas Miquel applique le principe sportif de la vitesse sans précipitation. “On est rodés maintenant, on sait comment installer les lieux, penser à chaque détail, aux mises en place pour l’accueil, la fluidité, la billetterie, la restauration… Il faut dire qu’on est passés de 600 spectateurs la première année à plus de 6 000 en 2022 ! On est étonnés de ce succès et cette reconnaissance ne vient pas que du public, elle est aussi dans le milieu professionnel. On reçoit de plus en plus de propositions de films par leurs réalisateurs, ça veut dire que les Rencontres sont repérées. Qui plus est, pour la première fois, 6 ou 7 réalisateurs parmi les films programmés nous ont appelés et viendront enrichir les discussions, en plus des trois invités aux soirées. D’ailleurs, on va tâcher d’organiser un repas où tous les réalisateurs présents pourront se rencontrer, ce sera encore un beau moment de cinéma. Ce qui nous étonne aussi, c’est le public qui vient de loin exprès pour les Rencontres, en gros de Bordeaux à Montpellier. En fait, ce sont des Commingeois qui accueillent des amis ou de la famille et ces amis en entraînent d’autres encore plus loin. Certains spectateurs jouent même le rôle d’ambassadeurs, ils distribuent des piles de programmes là où ils sont”.

La sélection des films

Pour parler de sélection, il faut parler genres : tous les arts sont permis. “On essaie d’équilibrer. Ce qu’on recherche, c’est avant tout une écriture cinématographique, rien de didactique ou pédagogique mais un vrai film de cinéma qui aborde le travail de création d’un ou d’une l’artiste. Bien sûr, un peintre, dessinateur, sculpteur, chorégraphe, musicien à l’œuvre est plus souvent filmé qu’un écrivain cherchant l’inspiration, mais pour nous, l’idée est de diversifier les genres le plus possible dans la trentaine de films sélectionnés. L’offre est riche et il en sort chaque année, avec Marine Sans, on en visionne entre 80 et 100 chacun entre mars et décembre. Quant aux invités aux trois soirées, ce sont les films qui nous guident, qui décident si sur cette thématique, on a envie d’échanger et d’aller plus loin, on pourrait dire qu’ils sont maîtres. Alors, on appelle le réalisateur, s’il est libre, s’il peut venir. Cette année, Emilio Belmonte dont le film Impulso a été diffusé lors des 6es Rencontres vient avec un deuxième film, Transe, sur le flûtiste et saxophoniste de jazz et flamenco Jorge Pardo. Et le musicien accompagné de Melon Jimenez et Bandolero donnera un concert le soir même au Régent”.