Riad Sattouf, récompensé par le Grand Prix 2023 du Festival d’Angoulême

Riad Sattouf ici en 2020.  - Credit:JOEL SAGET / AFP

Riad Sattouf ici en 2020. – Credit:JOEL SAGET / AFP

S’il existe des prix plus inattendus que d’autres, celui-ci n’en fait pas partie. Riad Sattouf vient d’obtenir le Grand Prix du Festival d’Angoulême pour sa 50e édition, qui récompense un artiste de bande dessinée pour l’ensemble de son œuvre, et c’est tout sauf une surprise. Celui qui a grillé la politesse à certains de ses anciens camarades de l’Atelier des Vosges (Christophe Blain, Joann Sfar), qui ne tarderont sans doute pas à le rejoindre, intègre donc un cénacle très fermé où l’on trouve Franquin, Bilal, Druillet, Moebius, Tardi, Zep, Cestac, Spiegelman, ou dernièrement la Québécoise Julie Doucet.

On aura noté la présence discrète de dessinatrices parmi les lauréats, et c’était d’ailleurs pour protester contre cette sous-représentation que Sattouf avait demandé, en 2015, que son nom soit retiré de la première liste des 30 noms proposés pour le Grand Prix, et qui ne comportait aucune femme. Cette année, il l’a emporté face à Catherine Meurisse (La Légèreté) et l’Américaine Alison Bechdel (Fun Home). Les femmes et la masculinité, ce sont les grandes affaires de l’œuvre de Sattouf, avec l’adolescence. Sa vie, il l’a racontée dans L’Arabe du futur, monumental triomphe en librairie (plus de 3 millions d’exemplaires vendus), dont on prend encore assez mal la mesure sur l’histoire de la bande dessinée.

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