Rennes. Pour ses vingt ans, l’Institut d’électronique inaugure un nouveau centre à la pointe

Il y avait du monde, jeudi 22 septembre 2022, devant le nouveau bâtiment de l’Institut d’électronique et des technologiques du numérique (IETR), situé sur le campus de Beaulieu, à Rennes (Ille-et-Vilaine). Officiels de l’État et des collectivités, chercheurs, partenaires industriels, ils ont répondu à l’invitation du laboratoire de recherche qui inaugurait son nouvel équipement technologique et fêtait son vingtième anniversaire.

Des équipements uniques en Europe

La halle de 1 800 m² – qui n’a pas d’équivalent au niveau national​, a présenté Ronan Sauleau, directeur d’unité – est équipée d’appareils à la pointe de la technologie et parfois même inédits en Europe. Lancé il y a une douzaine d’années, ce projet a coûté près de dix millions d’euros, financés en partie par l’Europe, l’État, la Région et les départements de l’Ille-et-Vilaine et des Côtes-d’Armor, de Rennes métropole et des fonds propres de l’institut. Des dépenses qui ne représentent que la première phase du projet porté par l’Institut, qui accueillera d’autres équipements dès 2023​, a assuré son directeur.

Les parois de la chambre anéchoïque sont recouvertes d’un matériau qui absorbe les ondes sonores ou électromagnétiques, empêchant ainsi l’écho qui pourrait perturber les mesures. | OUEST-FRANCE

Une évolution dont l’importance est renforcée par l’actualité​, a souligné David Alis, président de l’Université de Rennes 1. En effet, l’IETR, qui est reconnu dans le domaine des ondes électromagnétiques, des microtechnologies ou encore des systèmes embarqués, renforce son offre auprès des chercheurs et des partenaires industriels en mettant ses compétences et ses outils au service de la société civile​.

Il collabore, ainsi, dans les domaines de l’environnement, de la défense, de la santé, des télécommunications, ou encore des mobilités. Fait notable bien que discret, l’institut a notamment contribué à l’analyse du suivi physiologique de l’astronaute français Thomas Pesquet, lors de son premier voyage dans l’espace, en 2016, en mettant à disposition ses antennes. Des collaborations prestigieuses qui affirment encore davantage son expertise dans la recherche scientifique nationale et européenne.

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