regardez le défilé printemps-été 2023 en direct

Le mardi 27 septembre 2022 à 15 heures sera dévoilée la collection printemps-été 2023 de la maison Dior. Un défilé à suivre en direct sur le Journal des Femmes.

Vous avez rendez-vous avec Dior ! À 15 heures le mardi 27 septembre 2022, la maison fondée en 1946 présentera sa collection printemps-été 2023 à une poignée d’invités. Vous ne faites pas partie des nouveaux élus à assister au show en front row ? La nouvelle collection de Maria Grazia Chiuri pour la griffe parisienne sera dévoilée en direct sur le Journal des Femmes. Un show qui à en croire les teasers publiés sur YouTube par la marque, devrait rendre hommage à Paris et explorer une fois de plus les liens qu’entretient Dior avec l’art.

Deux vidéos où l’on entend dans l’une la voix d’Eva Jospin, plasticienne française ayant déjà collaboré avec la maison, s’interroger sur la représentation de la nature, et dans l’autre une spécialiste commenter des cartes d’époque représentant les rues de la capitale française. 

Le défilé Dior haute couture automne-hiver 2022-2023

Après un défilé croisière d’une intense poésie à Séville il y a quelques semaines, Maria Grazia Chiuridirectrice artistique de la maison Dior, a présenté à Paris le lundi 4 juillet 2022 sa collection haute couture automne-hiver 2022-2023.

La scénographie du show ? Elle était signée par Olesia Trofymenko, une artiste ukrainienne basée à Kyiv qui a souhaité réinterpréter le thème des souvenirs, de l’harmonie et de l’unité autour de deux motifs principaux : l’arbre de vie et le bouquet de fleurs qui dialoguaient sur les murs du lieu où se tenait le défilé. Sur le podium, les mannequins étaient vêtues avec une apparente austérité. Des coupes longues, des manches qui recouvrent les bras, des plastrons immaculés, des manteaux qui descendent jusqu’aux chevilles, du tweed épais et du velours noir habillaient les silhouettes de ce défilé. En regardant de plus près les créations, les guipures, galons, dentelles et broderies (sur du coton, du crêpe de laine, de la soie ou du cachemire) se dévoilaient, tout comme les jeux de transparence et les plissés.

Il n’y a qu’à admirer le savoir-faire déployé pour confectionner la veste du 27ème look du défilé. Cette pièce en jacquard à losange brodée de galons a nécessité toute la science des ateliers de la maison, reprenant des techniques séculaires et nécessitant l’aide d’un passemantier italien. Une démarche à découvrir dans cette vidéo fascinante. 

Christian Dior devant le 30, avenue Montaigne à Paris © Dior

Le hasard vient toujours au secours des gens qui ont très envie de quelque chose“. Si Christian Dior accorde autant d’importance à la notion de destin, c’est que le sien n’a tenu qu’à une étoile. Le 18 avril 1946, Christian Dior a 41 ans et il travaille alors depuis 4 ans chez le couturier Lucien Lelong à Paris. Né à Granville le 21 janvier 1905, il a troqué une carrière dans les renseignements français pour de l’illustration de mode, notamment dans les pages du Figaro Illustré avant de devenir l’assistant designer du célèbre couturier parisien Robert Piguet, de 1938 à 1942. Ce jour d’avril 1946, Christian Dior vient de rencontrer l’industriel du textile Marcel Boussac, également surnommé “le roi du coton”. Celui-ci lui propose de reprendre la direction artistique d’une maison de mode nommée Philippe et Gaston. Ira, n’ira pas, Christian Dior n’arrive pas à se décider. Jusqu’à ce que, déambulant rue du Faubourg Saint-Honoré, il trébuche sur une étoile. Sa bonne étoile, considère-t-il, qui le pousse à accepter la proposition de Marcel Boussac à condition qu’il ne s’agisse pas de reprendre Philippe et Gaston, mais bien qu’il lance une maison de mode qui porterait son nom, où, écrit-il dans ses mémoires : “tout serait nouveau depuis l’état d’esprit et le personnel jusqu’au mobilier et au local“.

Une photo d’archive du premier défilé Dior le 12 février 1947 © Dior

La maison Dior voit donc le jour en octobre 1946, au sortir de la seconde guerre mondiale, et son tout premier défilé a lieu le 12 février 1947 à 10h30. Les critiques de mode ont rendez-vous dans les salons du 30, avenue Montaigne, dans le VIIIème arrondissement parisien, là où se tient aujourd’hui la boutique de l’avenue Montaigne. Après les années de guerre et de rationnement, le couturier présente une collection féminine, toute en volume et particulièrement moderne. Tant et si bien qu’en découvrant les silhouettes de Christian Dior, la rédactrice-en-chef de Harper’s Bazaar, Carmel Snow, ne peut retenir son enthousiasme et déclare au créateur : “Vos robes ont un tel new look”. La formule fait date et le couturier s’applique dès lors à développer ce New Look dont la signature est le fameux tailleur Bar, cette veste à basques qui imite les hanches des femmes et se porte sur des jupes plissées.

La fameuse veste Bar présentée lors du premier défilé Dior © Dior

“Je voulais que mes robes fussent “construites”, moulées sur les courbes du corps féminin dont elles styliseraient le galbe”, expliquait Christian Dior. Des pièces d’exception, donc, pour des “femmes-fleurs”, comme le couturier les désignait, afin d’égayer leur quotidien après les années noires de la seconde guerre mondiale. Pendant dix ans, il continue ainsi de dessiner les contours de cette femme contemporaine et élégante jusqu’à son décès brutal d’une crise cardiaque, à Montecatini en Italie le 24 octobre 1957. Prévoyant, Christian Dior avait pris la peine d’indiquer le nom de la personne qu’il souhaitait voir prendre sa suite. Un jeune homme de 21 ans, entré deux ans plus tôt au 30, avenue Montaigne, nommé Yves Saint Laurent. Celui-ci y restera jusqu’en 1960 et y gagnera son surnom de “Petit Prince de la mode”, ainsi que la reconnaissance de la presse.

Après lui se suivront dans l’ordre Marc Bohan, Gianfranco Ferré, John Galliano, Raf Simons et Maria Grazia Chiuri. Si dès la création de sa maison, le couturier avait lancé Dior Parfum, ses fragrances, il faudra attendre Marc Bohan et les années 70 pour que naissent Christian Dior Monsieur (transformé par Hedi Slimane en Dior Homme en 2001) et Baby Dior. L’époque a changé et la diversification est de mise puisque les créations sur-mesure trouvent moins de clientes que dans les années 50. Les défilés haute couture demeurent néanmoins et perdurent jusqu’à nos jours. C’est aujourd’hui l’occasion pour la maison de présenter le savoir-faire traditionnel et prestigieux des ateliers Dior situés avenue Montaigne, autant que de faire rêver les amateurs de mode. À l’homme aussi, les directeurs artistiques prestigieux se succèdent et imposent leur patte. En plus d’Hedi Slimane, qui a exercé ce rôle de 2000 à 2007 révolutionnant la mode des 00’s en y introduisant l’allure slim, la maison Dior a vu défiler Kris van Assche jusqu’en 2018, puis Kim Jones. Ce dernier développe une silhouette masculine cool à souhait et multiplie les collaborations avec les marques hyper désirables.

La maison Dior appartient au groupe français LVMH depuis 2017. Auparavant, elle était détenue par une holding de la famille Arnault, également propriétaire de l’entreprise, fleuron du luxe hexagonal. LVMH compte dans son portefeuille des marques toutes plus prestigieuses les unes que les autres, de Louis Vuitton à Givenchy en passant par Fendi, Kenzo ou encore Celine. Le groupe dispose donc désormais de toutes les activités de Dior, parmi lesquelles la parfumerie, le maquillage, le prêt-à-porter et la couture. Des activités toutes florissantes portées par les ventes de hits comme les parfums Miss Dior, Bois d’argent, Eau Sauvage ou encore J’Adore, mais aussi par la maroquinerie et les vêtements qui permettaient à la griffe d’engranger en 2019  un chiffre d’affaires de 53,7 milliards d’euros. 

Le prêt-à-porter

En plus de la fameuse veste Bar et des jupes corolles, de nombreuses pièces ont rejoint le lexique Dior au fil des ans. Il en est ainsi du bustier, que Maria Grazia Chiuri ne cesse de réinterpréter au fil de ses collections. La jupe en tulle est également devenue un classique de la maison, au même titre que la petite maille logotypée ou la veste en denim imprimée

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Le Saddle bag de Christian Dior réinterprété pour la Croisière 2020 © Christian Dior

Les sacs à mains

Il n’y a pas que les vêtements qui font tourner toutes les têtes. La maroquinerie donne aussi le vertige aux fans de sacs Dior. Parmi les modèles emblématiques, il faut compter sur le Lady Dior, sac de dame par excellence, qui a été offert par Bernadette Chirac, alors première dame en France, à la princesse Lady Diana en 1995. Alors nommé “Chouchou”, ce it bag en puissance n’était pas encore commercialisé. Venant tout droit des années 2000, le Saddle Bag, frappé du logo Dior et remis au goût du jour par Maria Grazia Chiuri en 2018, est désormais aperçu aux bras de toutes les filles lancées. Même traitement pour le cabas Book Tote que les plus chanceuses peuvent faire personnaliser à leur nom. Le petit sac matelassé Caro, imaginé en hommage à la sœur du créateur, est lui aussi un modèle dont le succès ne se dément pas.

© Dior

Nouvelle-née de 2022, la ligne Dior Vibe s’annonce comme la prochaine collection de it bags que toutes les modeuses vont s’arracher. Au programme, un sac Bowling aux accents 90’s et un sac Hobo aux couleurs pop. Recouverts du cannage emblématique de la maison, imprimés d’étoiles ou en cuir lisse, ils sont tout simplement irrésistibles.

Pour l’automne-hiver 2022-2023, c’est le sac à main Dior Essential qui devrait faire un carton. Des lignes graphiques, un motif cannage plus chic que jamais, une anse précieuse et une confection italienne rendent ce it bag irrésistible.

Les souliers

Depuis quelques années, la maison n’a de cesse d’imaginer des modèles ultra désirables. Parmi ses it shoes, les mules Dway, les escarpins slingbacks J’adior, les baskets Dior-ID et les sneakers B23.

La collection de foulards Christian Dior © Christian Dior

Les foulards en soie

Profitant de la résurgence 60’s, les foulards en soie ont le vent en poupe ces dernières saisons. L’occasion pour la maison Dior de réinventer le carré, en lui donnant des lignes plus modernes que jamais. Des imprimés fleuris, des couleurs éclatantes, des motifs toile de Jouy et des logos XXL décorent ces accessoires délicats. Pour les confectionner, Dior déploie son incroyable savoir-faire, entre gravure à la plume, halo de vapeur et découpe à la main dans les ateliers italiens de la maison. À nouer sur le crâne, enrouler dans une tresse ou porter, tout simplement, autour du cou.

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Cara Delevingne pour Dior Joaillerie © Christian Dior

La joaillerie

Maison de luxe par excellence, Dior Paris se devait de proposer à ses clientes des collections de bijoux exceptionnelles. Avec Victoire de Castellane aux commandes depuis la naissance du département de joaillerie Dior en 1998, la marque présente chaque année une dizaine de collections à l’image colorée et à l’univers fleuri. Les autres emblèmes de la maison, comme les abeilles ou les roses des vents, font également partie du vocabulaire de Dior joaillerie. En 2020, le documentaire “Les Bijoux Dior de Victoire de Castellane !” réalisé par Loïc Prigent récapitule toutes les collections réalisées par cette dernière.

Dior et les collaborations

Sous l’impulsion de Kim Jones, directeur artistique des collections masculines, la maison Dior a ces dernières saisons collaboré avec de nombreuses marques réputées. C’est le cas de la ligne imaginée avec la griffe japonaise Sacaï pour l’automne-hiver 2021-2022. Mais aussi de plusieurs créations conçues avec le géant du sportswear américain Nike, dont la Air Jordan 1 OG Dior dévoilée en marge du show automne-hiver 2020-2021 présenté à Miami. Ou encore de la collection de valises créée en partenariat avec Rimowa à l’été 2020. 

Avec plus de 200 magasins dans le monde, Christian Dior est présent sur les cinq continents. Précurseure dans son secteur, la marque dispose d’une boutique en ligne depuis 2005. On peut y acquérir l’intégralité des produits proposés par Dior, des sacs à main au prêt-à-porter féminin, en passant par les souliers homme. À Paris, les adresses incontournables se trouvent sur les Champs-Elysées et avenue Montaigne. Une boutique qui vient d’ailleurs de s’offrir une véritable cure de jouvence. Après deux ans de travaux, le magasin a rouvert ses portes en mars 2022. Au programme : 10 000 mètres carrés de pure luxe. Art de vivre, prêt-à-porter, joaillerie, beauté, culture, hôtellerie… La boutique abrite aussi la Galerie Dior, un tout nouveau lieu d’exposition. Les fans de la maison peuvent y découvrir l’histoire de Christian Dior, les coulisses des ateliers et les secrets que recèlent les parfums frappés des initiales CD. Et ce n’est pas tout ! La gastronomie aussi trouve sa place au 30, avenue Montaigne puisque le chef Jean Imbert signe la carte de Monsieur Dior, le restaurant niché au cœur de ce véritable concept store. Un lieu à visiter dès à présent.

Pour les amatrices de mode rétro qui voudraient s’offrir des pièces Dior vintage, mieux vaut se tourner vers les boutique et les sites de seconde main spécialisés, comme Vestiaire Collective, Collector Square ou Monogram. Les salles de ventes aux enchères Christie’s, Sotheby’s et Artcurial proposent aussi fréquemment des sélections d’articles de luxe. En bénéficiant de l’œil aguerri de ces experts, on s’assure de ne pas acheter une contrefaçon. D’autant plus qu’il est fréquent de croiser sur eBay ou dans les vide-greniers de faux sacs à main Dior d’occasion.

Outre le logo composé d’un C et d’un D en lettre majuscule, Christian Dior, très superstitieux, faisait apparaître dans ses collections de nombreux symboles. En plus de coudre des brins de muguets séchés dans les ourlets de ses robes, il était fasciné par le chiffre 8, qui a les mêmes courbes que la silhouette New Look dont il est à l’origine. Sa bonne étoile, également, se retrouve aujourd’hui sur nombre des créations de la maison. Le trèfle à quatre feuille, qu’il gardait toujours à portée de main, est quant à lui apposé sur les chevalières Lucky Dior, tout comme la rose, fleur qui s’épanouissait dans les jardins de Granville, et l’abeille, petit nom avec lequel Christian Dior surnommait les couturières qui s’affairaient dans ses ateliers. Les directeurs artistiques qui ont pris sa suite égrènent à leur tour le long de leurs collections pour la maison ces symboles chers au créateur.

La scénographie du défilé Dior haute couture automne-hiver 2021-2022 © Adrien Dirand/Dior

Dior et les artistes

Dessinateur, un temps directeur d’une galerie de tableaux qui exposait Pablo Picasso, Salvador Dali, Joan Miro, Georges Bracque, Alexander Calder ou encore Alberto Giacometti, Christian Dior a longtemps fréquenté des artistes. Parmi ses amis, il faut compter le poète Max Jacob, l’écrivain Jean Cocteau, le photographe Willy Maywald… Ce lien évident entre l’art et la mode fait partie intégrante de l’ADN Dior, et ce, encore aujourd’hui. Exemples parmi tant d’autres, lors de son premier défilé pour la maison parisienne en juillet 2012, Raf Simons s’est inspiré des toiles abstraites du peintre Sterling Ruby et des dessins d’Andy Warhol. Plus récemment, lors de la Fashion week haute couture automne-hiver 2021-2022, Maria Grazia Chiuri a demandé à l’artiste Eva Jospin de créer une tapisserie géante intitulée Chambre de soie, en référence au livre quasi homonymique de Virignia Woolf. Cette œuvre de 40 mètres de long s’inspirait aussi de la Salle aux Broderies du palais Colonna à Rome. Elle présentait, en tout, 350m2 de broderies tissées à la main par les artisans de l’atelier Chanakya à Mumbai. Pour que tout un chacun puisse en profiter, elle était ensuite accessible au public pendant plusieurs jours après le défilé au musée Rodin, dans la salle où s’est tenu le show.

Dior et les acteurs

Passionné de cinéma, Christian Dior n’a jamais manqué d’habiller les actrices en vue. Marlène Dietrich assiste par exemple au premier défilé de la marque en février 1947. Et elle est loin d’être la seule. Elizabeth Taylor, Grace Kelly, Ingrid Bergman, Ava Gardner, Brigitte Bardot, Marion Cotillard, Jennifer Lawrence, Charlize Theron… Toutes des aficionados de Dior sur tapis rouge ou sur grand écran, invitées régulières des défilés de la maison. D’ailleurs, en 2021, la marque a nommé l’une d’entre elles ambassadrice : l’actrice Anya Taylor-Joy, connue pour avoir incarné Beth Harmon dans la série Netflix Le jeu de la dame.

En 2017, pour les 70 ans de la maison Dior, le musée des Arts Décoratifs a présenté une rétrospective événement intitulée Christian Dior, couturier du rêve. En tout, 300 modèles de haute couture imaginés par tous les directeurs artistiques passés par la maison y ont été exposés pendant près de 6 mois. De quoi interpeller quelque 708 000 visiteurs curieux d’en savoir plus sur la célèbre maison française.

Pour découvrir d’autres archives de la maison Dior et en connaître davantage sur l’enfance du créateur, direction sa ville natale, Granville, en Normandie. Sa maison d’enfance, la villa “Les Rhumbs” reconnaissable entre mille à ses murs rose pâle, accueille depuis 1997 le musée Christian Dior. En plus d’un jardin magnifique, le lieu abrite des expositions consacrées au couturier sur des thématiques bien particulières : Dior en roses, Grace de Monaco, La révolution du New Look… De quoi en découvrir toujours plus sur Christian Dior.