Quels sont les films programmés au festival Jean-Carmet à Moulins (Allier) ?

Se poser devant un grand écran de cinéma, c’est presque « vintage » après les confinements et l’avènement des plateformes. En témoigne la fréquentation des salles, qui n’a pas (encore ?) remonté au niveau d’avant covid.
Mais des irréductibles résistent et insistent : à plusieurs et en grand, c’est mieux.
Jean-Carmet est de ceux-là. A Moulins, chaque année, c’est la fête du cinéma, avec tous ces seconds rôles qui font la chair d’un film, mais aussi ces jeunes espoirs, que le festival aime dénicher avant tout le monde.

L’année dernière, en sortie d’un épisode pandémique, la manifestation, orchestrée par Ciné-bocage, avait engrangé 8.704 belles entrées.

Un 27e festival Jean-Carmet “magnétique” à Moulins (Allier)

Pour cette 28e édition résolument cinégénique, Céline Richard, la programmatrice, a notamment choisi des « images sublimes », qui nous permettent « de nous poser, hors du brouhaha. Je pense par exemple à Burning days, Natural light, Eo ou La Montagne. Dans des styles très différents, la photographie est de très belle qualité ».LA MONTAGNE © Christmas in JulyEO © Aneta & Filip G?bscy
 

Et si le thème de cette 28e édition était de nous créer des « parenthèses » ?

La programmation a été présentée au cinéma CGR de Moulins ce jeudi soir. Le festival est soutenu publiquement par le conseil départemental de l’Allier, les Villes de Moulins, Avermes et Yzeure, la Région, l’État (et le ministère de la Culture), mais aussi le Centre national du cinéma et de l’image animée (CNC) ou encore l’Adami (Société civile pour l’administration des droits des artistes et musiciens interprètes), sans oublier de nombreux mécènes et partenaires privés.

Plus de cinquante films

« Dans la sélection seconds rôles, j’ai programmé sept films “seulement”. J’ai ainsi libéré trois créneaux et j’ai pu multiplier les séances spéciales et en montrer davantage », calcule Céline Richard.
En effet, il y a du grain à moudre ! Plus d’une cinquantaine de films, entre longs et courts métrages, dont dix-neuf avant-premières, sont ainsi à découvrir.

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Voyez plutôt : les sélections seconds rôles (7 longs), les sélections jeunes espoirs (13 courts), les diverses cartes blanches aux jurés et à des invités spéciaux (7 longs), les cinés apéros (5 longs), la nuit du cinéma (2 longs, 2 courts), les « visages du monde » (4 longs), les ciné-ateliers, qui remplacent les ciné-goûters pour les petits cinéphiles (2 programmes différents), les séances spéciales (4 longs), le ciné-rétro (1 long, un « Minelli » !), les casques de réalité virtuelle (4 courts)… auxquelles il faut ajouter les séances scolaires (7 longs). Attention, pour une bonne partie des films (hors « compétition »), il n’y aura qu’une séance. Ciné rétro LES ENSORCELÉS © Warner Bros

Contemplatif, iconoclaste, drame, guerre, comédie, histoire…

Céline Richard a misé sur l’éclectisme. En ouverture, mercredi 12 octobre, L’Innocent, une comédie de et avec Louis Garrel, hommage aux films populaires des années 1980. En clôture, mardi 18 octobre, un film plus sociologique, avec Les Pires, une histoire de casting dans un quartier populaire.

Puis, deux histoires de burn-out et de recherche d’une renaissance : La Montagne et Ailleurs si j’y suis (avec Jérémie Rénier, du même réalisateur que Mobile home, remarqué en 2012 à Moulins). Des fresques historiques, avec Annie Colère (Laure Calamy dans la bataille pour l’adoption de la loi sur l’avortement), avec Corsage (les dernières années, pas toujours heureuses, de Sissi l’impératrice) ou encore avec le film d’animation autour de la vie de Charlotte Salomon, peintre juive allemande, mère du roman graphique (une sélection du festival d’Annecy).CHARLOTTE © Nour Films

Un thriller (De grandes espérances) ; un film de procès (Saint-Omer) ; un film de guerre (Natural light), une adaptation d’un roman autobiographique (Arrête avec tes mensonges, œuvre originelle de Philippe Besson, avec Guillaume de Tonquédec) ; un film avec des « méchants » marchands de sommeil, entre solidarité et illégalité (Le Marchand de sable) ; l’enfance maltraitée (Dalva) ; une histoire vue à hauteur d’âne (Eo) ; une comédie romantique drag (Cookie) ou encore une romance queer au Pakistan (Joyland)…JOYLAND © Condor Distribution

Nouveau : la « Station Carmet », un lieu où poursuivre la discussion !

En face du cinéma, chez des propriétaires privés qui mettent à disposition leur cour, la « Station Carmet » va installer un barnum, en lien avec le café-culturel itinérant le Bouillon, association créée à Vichy en 2020. Des transats, des boissons et, hop, on refait le monde, sans chichi. Un lieu ouvert à tous, qui pourra rapprocher le public et le cinéma, que Ciné-Bocage avait en tête depuis un petit moment. On a hâte d’y goûter.

Mathilde Duchatelle

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