Près de 2.400 plaintes pour violences faites aux femmes déposées dans le département en 2021

Les chiffres ne baissent pas. 2.373 plaintes ont été déposées en 2021 par des femmes majeures pour des violences. C’est 40 de plus qu’en 2020. La moitié des plaintes concernent des faits de coups et blessures, l’autre moitié des violences intrafamiliales. 549 plaintes ont été déposées pour menaces ou chantages, enfin 73 traitent des affaires de viols. Un autre chiffre marque l’année 2022 : les deux féminicides qui se sont produits à Cavaillon et Pernes-les-Fontaines. 

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Alors pour lutter contre ce fléau, Violaine Demaret, préfète du Vaucluse, a réuni les acteurs associatifs (Planning familial
, Rhéso…
), des acteurs institutionnels comme la caisse d’allocations familiales et les services judiciaires, ce jeudi 24 novembre à la préfecture d’Avignon. 

Des axes de travail

“L’objectif est de renforcer le maillage et la coopération sur le territoire vauclusien”, explique Violaine Demaret. Pour la préfète l’accent est mis sur une meilleure coordination entre les différents services. Mais aussi que les femmes puissent, n’importe où dans le département, trouver un lieu pour “libérer leur parole” et se mettre à l’abri de leurs agresseurs. 

Il faut aussi augmenter les places d’hébergement d’accueil pour les victimes. Il y a quelques années on n’en comptait seulement quatre dans le département. Aujourd’hui, on en dénombre 30, soit 80% d’augmentation de capacité d’accueil

Mais des efforts peuvent encore être faits selon la préfète pour accueillir, non seulement les femmes, mais aussi leurs enfants souvent témoins ou victimes des actes de violence. Le centre hospitalier d’Avignon devrait dans ce cadre ouvrir une Maison des femmes, au premier semestre 2023.

Des victimes mais aussi des auteurs 

Enfin, lorsqu’on parle de violences faites aux femmes, il ne faut pas oublier les auteurs. Depuis un peu plus d’un an, un centre de prise en charge des auteurs de violences conjugales a ouvert ses portes à Carpentras. 180 auteurs de violences envers les femmes ont été accompagnés cette année par la structure. Les agents proposent un suivi judiciaire, mais aussi un accompagnement psychologique en partenariat avec l’hôpital de Montfavet. Enfin, un accompagnement social et de réinsertion sont proposés pour éviter les récidives. Parmi les hommes bénéficiaires de ce programme certains se sont présentés d’eux-mêmes car ils souhaitent sortir de la spirale infernale de la violence.

Un dispositif téléphonique a également été mis en place à l’échelle nationale au 0801 90 19 11. Il s’intitule “Ne frappez pas”
et s’adresse donc aux auteurs de violence. 

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