Pointe-Noire : la gouvernance forestière, foncière et climatique au cœur d’une table ronde

La table ronde visait à mettre ensemble tous les acteurs œuvrant dans le secteur forestier, afin de réfléchir sur les propositions d’amélioration des mécanismes de gouvernance.

Au cours de cette activité, les acteurs de la société civile ont minutieusement examiné les termes de référence sur les initiatives climatiques et la gestion durable des forêts, tout en faisant un état des lieux de l’aménagement des forêts de la zone sud (département de la Lékoumou).
Les thèmes abordés ont convergé sur la gouvernance forestière et climatique, les défis et les opportunités, l’impact du règlement zéro, la place pour le secteur privé dans la gouvernance forestière et bien d’autres.

Dans son mot de circonstance, le coordonnateur national de la RPDH, Christian Mounzeo, a indiqué que cette activité revêt un caractère particulier et important, puisqu’elle permet aux acteurs de la société civile de faire un état des lieux des progrès enregistrés depuis un certain temps mais également d’identifier les défis rencontrés dans la mise en œuvre des initiatives de gouvernance climatique avant de soumettre cette interrogation à l’assistance. « Au-delà de ces défis, quelles sont les propositions, les suggestions et les recommandations que nous pouvons présenter aux décideurs, afin de les accompagner dans la mise en œuvre de ces initiatives de gouvernance climatique pour qu’elles soient respectueuses des droits des communautés locales qui vivent dans les forêts » ?

L’activité économique de la République du Congo repose sur l’exploitation des ressources naturelles et principalement sur la commercialisation du pétrole. Cependant, depuis une décennie la chute brutale des prix du pétrole a accentué la crise économique dans le pays, compte tenu de cette dépendance au pétrole.

Dans le souci de remédier à cette situation et répondre aux besoins de la population, le pays s’est engagé dans la voie de l’émergence d’ici à 2025 avec la politique de diversification économique et l’objectif de valoriser les secteurs non exploités ou moins explorés, en particulier le secteur forestier, deuxième ressource économique du pays, ayant un enjeu majeur en matière de changement climatique.

Mais pour les acteurs de la société civile, la gouvernance des ressources naturelles souffre encore du fait des processus d’attribution non planifiée de concessions forestières, minières, pétrolières, agro-industrielles et infrastructurelles, en particulier sur les terres coutumières avec pour conséquences des conflits d’usage et d’accaparement des terres, d’exclusion et de discrimination des femmes et la corruption.

La tenue de cette table ronde a permis aux uns et aux autres de mener une réflexion sur la gestion durable des forêts en lien avec les initiatives climatiques dans le but de concilier le projet d’une exploitation forestière à impact réduit et transparent et le respect des engagements nationaux et internationaux en faveur d’une meilleure gouvernance forestière et climatique.

En effet, en organisant cette table ronde, le RPDH et l’OCDH entendent contribuer au renforcement et à l’amélioration de la gouvernance foncière, climatique et foncière en République du Congo.

Cette activité avait entre autres objectifs de susciter une prise de conscience citoyenne dans le but d’inciter las parties prenantes à s’engager et à contribuer pleinement et effectivement à la gouvernance locale des forêts, de faire un état des lieux des progrès en matière de mise en œuvre des différents processus en cours sur la gouvernance forestière, climatique et foncière afin de partager les informations sur les nouveaux développements relatifs à ces processus.

Notons que cette table ronde s’est déroulée en présence de Marie Noëlle Ahoura, directrice départementale de la promotion des peuples autochtones à Pointe-Noire.

 

 

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