Pitch Perfect: Bumper in Berlin (Saison 1, 6 épisodes) : scénario a cappella – Critiques séries et ciné, actu

Après trois films au cinéma, était-ce nécessaire de faire un spin off en série ? Pas vraiment. Pitch Perfect: Bumper in Berlin suit donc Bumper Allen toujours incarné par Adam Devine, en Allemagne, car là bas l’une de ses chansons est un tube. Il n’y a pas vraiment de but dans ce spin off développé pour Peacock (le service de streaming de NBC Universal), notamment car Bumper n’a jamais été un personnage fétiche dans les films. Les films fonctionnaient grâce au pouvoir de l’amitié féministe. Pitch Perfect: Bumper in Berlin a donc été créé par Megan Amram (The Good Place) et Elizabeth Banks (productrice du premier film et réalisatrice du second volet) mais après six épisodes il n’y a pas grand chose à retenir si ce n’est que ce contenu a clairement été créé pour boucher les trous dans un service de streaming qui tente de sortir du lot. Adam Devine tente pourtant du début à la fin de nous vendre ce récit mais dans sa prestation digne de celle d’un Jack Black dans Rock Academy ne permet pas de vendre réellement son personnage et à faire de lui le prodige que la série veut mettre en scène. 

 

Cette série suit Bumper Allen, plusieurs années après les films. Le jeune homme, dont l’une des chansons est un tube à Berlin, décide de déménager en Allemagne afin de relancer sa carrière musicale en berne.

 

Mais ce qu’il y a de plus frustrant dans Pitch Perfect: Bumper in Berlin c’est qu’il n’y a pas grand chose pour accrocher le spectateur du début à la fin. Avec une vraie aventure palpitante alors la série aurait pu sortir du lot mais ce n’est jamais le cas. Le reste du casting tente lui aussi de sortir du lot mais avec grand difficulté. Il n’y a pas vraiment d’humour qui tombe à pic, de situations délirantes ni même de numéros musicaux mémorables. Pitch Perfect fonctionne au cinéma grâce à la musique et le côté très attachant de ses personnages. Pitch Perfect: Bumper in Berlin est loin de tout ça, dans la froideur de Berlin. Je dois tout de même saluer l’idée des producteurs d’associer Adam Devine et Sarah Hyland qui ont tous les deux joués dans Modern Family et qui ont une vraie alchimie à l’écran. Quand leurs personnages deviennent plus proche l’un de l’autre, alors Pitch Perfect: Bumper in Berlin commence à laisser entrevoir quelque chose d’intéressant. 

 

Berlin aurait pu être un terrain de jeu intéressant mais là aussi la série ne sait pas du tout comment nous vendre son récit, ni même justifier avec intelligence ce qui se passe. Dans le dernier épisode, Bumper est menacé de devoir quitter le territoire mais est-ce le genre d’intrigues que l’on a envie de voir dans cette série ? Non. Il n’y a aucun sentiment de compétition, aucun enjeu qui donne envie de revenir. Ce n’est pas en se reposant sur Bumper que Pitch Perfect: Bumper in Berlin peut fonctionner. Bumper n’a jamais été mon personnage fétiche dans les films et cette série n’arrive pas du tout à me le vendre. Si vous aimez déjà les films comme moi alors Pitch Perfect: Bumper in Berlin est assez confuse. Je doute que vous retrouviez dans cette série quoi que ce soit qui saura satisfaire votre appétit d’en voir plus de Pitch Perfect. Musicalement c’est même très pauvre avec peu de numéros et rien qui marque les esprits.

 

Note : 3/10. En bref, un spin off de Pitch Perfect qui ne sait pas où il veut en venir ni ce qu’il veut nous raconter. 

Prochainement en France