Pêche loisir dans le Morbihan, plus de consommateurs que d’acteurs – Morbihan



Une nouvelle équipe est en place depuis peu à la Fédération de pêche du Morbihan. Quelles sont ses préoccupations actuelles ?

En tant que président, je souhaite qu’elle soit dans la continuité de ce que nous ont appris les anciens et avec un regard nouveau apporté par les jeunes. Sur les 16 000 titulaires d’une carte de pêche dans le Morbihan, un record, 25 % ont moins de 18 ans. On veut être dans l’action pour les APPMA (Associations agréées pour la pêche et la protection du milieu aquatique).

Quelles sont les missions ?

Le développement du loisir pêche à travers des ateliers et animations pêche nature. On veut aussi montrer le poids économique de la pêche. À Rieux, on détient le seul stade international en France et, pour exemple, un week-end de compétition nationale, c’est autour de 40 000 euros de retombées. On organise une dizaine de compétitions par an sur ce parcours.

Dans quel état sont les cours d’eau dans le Morbihan ?

Dans le département, on a 120 parcours (découverte, famille et passion). On cherche plutôt la qualité que la quantité. Tant qu’on s’en occupe, ça va aller mais ça ne va pas durer. On a une population plus consommatrice qu’actrice. Dans nos chantiers de rivières, on a de moins en moins de monde. C’est un volet très important et nous voulons nous ouvrir à d’autres associations et particuliers qui souhaitent s’investir dans l’entretien de nos rivières. Chaque année, on organise une journée départementale d’entretien des cours d’eau avec les 25 APPMA et on constate que ça se dégrade.

C’est inquiétant ?

Ça peut le devenir malgré la prise en charge des collectivités pour la maîtrise d’ouvrage des cours d’eau. Il faudrait mettre des moyens. On a estimé que le prix de deux bouteilles d’eau, par an et par habitant, permettrait de faire plus d’actions et c’est infime par rapport au budget des collectivités.

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