Paiements par carte bancaire, ce que les E-commerçants doivent savoir » La lettre économique et politique de PACA

Pour réussir en tant qu’e-commerçant en France, la carte bancaire est un moyen de paiement indispensable à proposer sur son site web. 

En effet, elle reste toujours le mode de paiement préféré des Français lors de leurs achats en ligne. Aussi, en France, le terme “carte bancaire” est plus associé à l’objet qu’à la marque, il existe pourtant des différences à connaître entre les types de carte de paiement. Dans ce contexte, Philippe Daly, Vice-Président chez Mollie France, revient sur ce que les e-commerçants doivent savoir avant de proposer ce mode de paiement sur leur site en ligne :

La carte bancaire est une assurance d’être payé : pour les e-commerçants, c’est la garantie d’être payés, et rapidement. À partir du moment où la transaction est acceptée, le e-commerçant est crédité du montant de la vente et il dispose immédiatement des fonds.

Mais attention aux chargebacks (rétrofacturation) : ce dispositif permet aux consommateurs, sous certaines conditions, de se faire rembourser un paiement en ligne effectué par carte bancaire jusqu’à six mois après la transaction. Si le client n’a pas reçu sa commande, ou si l’achat a été effectué avec une carte bancaire volée, il peut engager une procédure de chargeback pour se faire rembourser. Résultat pour les e-commerçants : la perte de leur produit et de leur argent.

Attention aux frais de transaction : proposer le paiement par carte bancaire sur son site en ligne implique des frais de transaction, qui peuvent vite se révéler élevés si l’on n’y fait pas attention. Aussi, les e-commerçants doivent savoir que les frais peuvent varier en fonction du type de carte de paiement utilisé (carte de crédit, de débit, etc.) mais aussi du réseau qui traitera la transaction (Visa, Mastercard ou CB). Par ailleurs, si la vente se fait à l’international, il faut faire attention à ne pas se laisser surprendre par les frais de transaction plus élevés des cartes émises à l’étranger.



Proposer d’autres moyens de paiement : ne pas oublier de proposer d’autres moyens de paiement, par exemple, PayPal ou d’autres systèmes de paiement comme Bancontact (Belgique) ou iDEAL (Pays-Bas), qui sont une façon d’attirer plus d’acheteurs et aideront à développer l’activité hors des frontières.



Faire appel à un Prestataire de Service de Paiement (PSP) : cela permet, entre autres, de personnaliser la page de paiement. Une solution de paiement, c’est également la garantie de paiements sécurisés, de fonctions avancées permettant de garder le contrôle sur sa trésorerie et, en général, d’un accès à une assistance technique pour aider à résoudre tout problème.

Les paiements en ligne impliquent des frais, qui varient souvent en fonction du type de moyen de paiement ou du réseau, par exemple. Par abus de langage, En France, la carte bancaire désigne tout type de carte de crédit, or, les frais associés aux transactions par type de carte peuvent être différents. Chaque vente par carte de paiement a ainsi un coût pour les sites e-commerce. Ces frais, ce sont les propriétaires de boutiques en ligne qui doivent les payer. Il en existe trois types :

La commission d’interchange (appelée aussi commission interbancaire de paiement ou CIP) : il s’agit des frais liés aux transferts d’argent entre la banque de la personne qui effectue l’achat et celle du site e-commerce. À l’intérieur de l’Espace économique européen (EEE), ils sont plafonnés.

Les frais de réseaux ou de scheme : ils varient en fonction du type de carte (CB, Visa ou Mastercard/particuliers, carte commerciale, de débit ou de crédit), de la plateforme de paiement utilisée ou encore du type de paiement (en ligne ou physique depuis un TPE). Ils sont fixés librement par les réseaux de cartes. Les frais de réseaux pour les cartes professionnelles et commerciales peuvent être jusqu’à quatre fois supérieurs à ceux des cartes pour les particuliers.

Les frais d’acquéreur ou du PSP : ils correspondent aux frais facturés par les banques ou les solutions de paiement. Ils sont fixés librement et permettent en général de couvrir la commission d’interchange et les frais de réseaux. Pour chaque paiement par carte bancaire (particulier), un pourcentage sur le montant de la transaction est appliqué.