Mise en service complète du premier parc éolien en mer de France

Depuis la production de ses premiers mégawatheures (MWh) début juin 2022, le Parc éolien en mer de Saint-Nazaire a progressivement connecté ses 80 éoliennes au réseau national de transport d’électricité. Durant trois ans, les équipes de construction ont été pleinement mobilisées à terre comme en mer pour que le parc soit aujourd’hui en mesure d’alimenter en électricité l’équivalent de la consommation annuelle de 700 000 personnes.

Désormais, et pour les 25 années à venir, une centaine de personnes assurent l’exploitation et la maintenance du parc depuis la base de maintenance de La Turballe : responsables d’exploitation, techniciens de maintenance et techniciens logistique offshore, chefs de pont, inspecteurs qualité, chargés de conduite ainsi que les fonctions administratives. Autant d’expertises aux qualifications variées, qui représentent les nouveaux métiers de la transition énergétique.

La concertation au cœur du projet

Depuis 10 ans, les équipes du Parc éolien en mer de Saint-Nazaire mènent un travail de concertation étroite avec toutes les parties prenantes pour faire de ce parc une installation industrielle concrétisant la transition énergétique ancrée dans son territoire. Après un débat public durant l’été 2013, un dialogue a été réalisé en continu avec les élus, les services de l’État et les acteurs économiques locaux comme les professionnels de la pêche, les associations environnementales et les riverains jusqu’à l’enquête publique de 2015. Au total, plus de 1 500 séances de travail avec les acteurs locaux et plus de 300 réunions d’informations ont été organisées. Le parc a ainsi été conçu pour réduire autant que possible les contraintes imposées à la pêche pendant la phase de construction et pour permettre la pêche en son sein pendant toute la phase d’exploitation.

Grâce à ces échanges constructifs, les associations de protection de l’environnement telles que France Nature Environnement, Bretagne Vivante, la Ligue de Protection des Oiseaux, mais aussi des experts associés comme le Museum National d’Histoire Naturelle, l’IFREMER et des bureaux d’études indépendants spécialisés ont permis aux équipes du projet d’acquérir les connaissances nécessaires à la conception du parc, dans le respect de son environnement et de sa biodiversité. Faune et flore ont fait l’objet d’un suivi rigoureux avant et pendant les différentes phases du chantier. Ce suivi environnemental se poursuivra durant toute l’exploitation du parc, notamment pour partager les données sur la colonisation des structures sous-marines qui donnent lieu à un nouvel écosystème au sein même du parc.

Nouveau souffle industriel français

Lancée en 2019, la construction du Parc éolien en mer de Saint-Nazaire a contribué de façon significative à l’émergence d’une nouvelle filière industrielle en France. Les contrats passés ont permis aux entreprises françaises de monter en compétence pour gagner en compétitivité et ainsi conquérir des marchés à l’export. Au total, pendant trois années de chantier, 2 300 personnes ont été mobilisées en moyenne en France dont 1 200 en Pays de la Loire. Les 80 nacelles, qui génèrent l’électricité à partir de la force mécanique du vent, et la sous-station de transformation électrique en mer, où convergent les câbles sous-marins qui transportent l’électricité vers la terre, ont été fabriquées à Saint-Nazaire, respectivement dans les usines de GE Renewable Energy et des Chantiers de l’Atlantique. Ce projet industriel hors-normes constitué de prouesses techniques audacieuses ouvre aujourd’hui des opportunités de marché à l’export pour les entreprises françaises qui y ont contribué.

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