Maghreb si loin… si proche : films, danses, concert et table ronde à Cabestany

Le souffle du sirocco dépose au centre culturel, samedi 28 et dimanche 29 janvier, la 26e édition du festival dont la thématique “Solidaires” est un appel à passer outre les séparations.

C’est à Cabestany que le collectif de Jean du Bellay, organisateur du festival, a choisi de clore le festival. Pour ce dernier week-end de janvier, une riche programmation de réalisations cinématographiques est proposée au public, à laquelle s’ajoutent des animations culturelles et conviviales préparées par la ville.

Parmi les très intéressants films proposés, La mesure des choses du réalisateur Patric Jean, philologue de formation, multi primé à l’international, retiendra l’attention du spectateur. Il s’attache dans cette création, à travers le mythe d’Icare, à brosser le portrait “d’une mer Méditerranée aussi belle dans ses paysages et sa lumière, que laide et misérable par les souffrances des hommes et les pollutions chimiques qu’elle draine”, explique-t-il. Une fiction très photographique, proche du documentaire par les images et les constats choisis.

Danse, couscous et musiques

Samedi, après les projections, dont celles des films courts réalisés par l’association Jeunes reporters citoyens animée par Christophe Coello, suivies des chorégraphies toujours très attendues des danseuses de L’effet oriental, un succulent couscous préparé par Houria régalera tous les amateurs, salle polyvalente*.

Place ensuite au concert** du groupe Mogador dont la musique aux accents traditionnels revisités captivera certainement l’auditoire. Des instruments anciens tels que le guembri, aux sons très primaires, joué par Moaine En Baidouri, et le karkaba, sorte de castagnettes métalliques serrées dans les mains de la chanteuse tunisienne Sarah Daklaoui, dispensent leur mélopée aux côtés de la guitare électrique de Laurent Salle qui apporte à l’ensemble une touche contemporaine. “Ces instruments traditionnels étaient utilisés et même encore parfois au Maroc, lors de cérémonies rituelles propres à évoquer les esprits, exorciser et guérir les corps. D’origine subsaharienne, ces chants sont remontés vers le Maghreb avec les esclaves africains et exportés ensuite avec eux en Amérique”, explique Sarah.

Une table ronde, en partenariat avec la librairie Torcatis animera le centre culturel tout au long du festival. Des livres seront proposés propices à discussions et débats, ainsi que des ventes de pâtisseries orientales et thés.

*Inscriptions pour le couscous au centre culturel au 04 68 66 36 07. Tarif 12 euros avec concert. **Tarif concert seul 5 euros.

Au programme du week-end

Samedi 28 janvierÀ 14 h, films courts réalisés par l’association Jeunes reporters citoyens.À 15 h, film La mesure des choses, de Patrice Jean.À 17 h, film La dernière reine, de Damien Ounouri.À 19 h 30, danses, par L’effet oriental et couscous.À 21 h, concert oriental avec le groupe Mogador.Dimanche 29 janvierÀ 14 h 30, film Le principal, de Chad Chenouga.À 17 h, film En nous, de Régis Sauder.