M6, plus forte hausse du SBF120 à la clôture du vendredi 23 septembre – – 23/09/2022 à 18:00

(AOF) –

M6

(+8,09% à 14,43 euros)

L’action M6 a été portée par les spéculations entourant un éventuel rachat du groupe après l’échec de son projet de fusion avec TF1.


AOF – EN SAVOIR PLUS


Points clés

– Deuxième groupe français de télévision avec 14,3 % de part d’audience et premier groupe radio privé avec 18,2 % de parts d’audience ;

– Chiffre d’affaires de 1,39 Md€ tiré à 81 % de la publicité, le reste provenant de la radio (marques RTL, Fun Radio) et des services digitaux (sites Cuisine AZ, Turbo) ;

– Modèle d’affaires visant à la complémentarité et la transversalité des activités sur toute la chaine de valeur via la production de contenus, la diversification des offres (chaînes télé -M6, W9, 6ter, Téva, Gulli, Paris Première- et radios -RTL, RTL2 et Fun Radio), la digitalisation et les acquisitions ;

– Capital détenu à 48,26 % par RTL Group et à 5,05 % par la CNP, Nicolas de Tavernost menant le directoire et Elmar Heggen le conseil de surveillance de 9 membres ;

– Bilan très sain avec des capitaux propres de 1,2 Md€, une trésorerie de 323 M€ et une dette nette quasi-nulle.


Enjeux

– Stratégie de gains de part de marché en TV et radio et de préparation de l’avenir par des participations ciblées dans des actifs non consolidés -Streaming avec Bedrock, marketing digital avec GSG, Salto ;

– Stratégie d’innovation et de transformation digitale définie dans le programme OPEN : veille, « Campus innovation » de formation, Lab Innov d’expérimentation en interne ;

– Stratégie environnementale de réponse à 2 enjeux – réduction de l’impact environnemental et sensibilisation du public :

– construction en cours d’un plan bas carbone pour le groupe,

– économie circulaire, sobriété numérique et gestion stricte de l’électricité ;

– Simplification du portefeuille et recentrage sur M6 Digital services, M6 Créations, M6 Interactions et Best of TV ;

– Poursuite des gains de téléspectateurs, notamment les 25-49 ans (22,8 % de parts d’audience) et en avant-soirée.


Défis

– Secteur très réglementé avec limites aux redéploiements et à la croissance externe, incertitudes liées à la montée en puissance de la vidéo à la demande, de la TV connectée et de l’entrée de nouveaux acteurs –Apple TV, Netflix, Amazon Prime, Google TV et, en 2023, HBO Max ;

– Rapprochement des activités télévisuelles avec celles de TF1, attendu pour 2023 :

– cessions attendues de chaînes hertziennes, notamment 6ter et Paris Première,

– attente pour octobre de l’avis de l’Autorité de la concurrence ;

– après le rachat de la participation de France Télévisions dans la plateforme audiovisuelle d’abonnements Salto, détenue avec TF1, réussite du projet de streaming ;

– Enjeux 2022 après un 1er trimestre correct : accompagner la reprise publicitaire, développer l’offre de TV segmentée, les offres non-linéaires -6play et Salto-, la production de fictions et renforcer les synergies internes ;

– Dividende 2021 de 1 €.


Les acteurs français bien positionnés dans la production audiovisuelle

Parmi les acteurs indépendants, le Français Banijay est le leader mondial avec un chiffre d’affaires attendu de 3 milliards d’euros en 2022 sur un marché qui représente 100 milliards de revenus. Mediawan (soutenu par le fonds KKR), dont le chiffre d’affaires s’élève à 1 milliard d’euros, est l’autre principal intervenant français du secteur. Le marché est encore très fragmenté car selon l’Observatoire européen de l’audiovisuel, les vingt premiers groupes de production étaient à l’origine de seulement 38% des titres créés en 2020. Toutefois les experts estiment que le secteur est entré dans une phase de consolidation. Ainsi la cotation en bourse de Banijay vise à lui permettre de mieux participer à ce mouvement.

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