Les représentations médiatiques de “la femme asiatique” : entre stéréotypes persistants et revendications militantes

Plurielles sont les analyses journalistiques, mais aussi universitaires et scientifiques, explorant le lien entre culture, média et identité des femmes asiatiques. Certaines recherches se penchent notamment sur le cinéma et ses influences sur la perception et la construction identitaire des femmes et de la communauté “asiatiques”.

Par exemple, des films récents comme Crazy Rich Asians (du réalisateur Jon Chu, sorti en 2018) mettent en avant leur distribution entièrement “racisée”, se servant de ce casting asiatique comme d’un argument marketing et une façon de visibiliser la communauté asiatique.

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D’autres encore, des productions hollywoodiennes à grands budgets (blockbusters), destinées à un large public, surfent sur la tendance des (ré) adaptations en se réappropriant des mangas iconiques japonais. Des réalisations cinématographiques qui permettent – d’après ces créateur·rices – de visualiser et de célébrer des œuvres de la culture japonaise, mais qui recourent fréquemment à des acteurs et actrices caucasien·nes pour incarner des personnages d’origine asiatique (un procédé que l’on nomme whitewashing).

Pour n’en citer que deux, on peut évoquer les très controversés, par les critiques et le public, Ghost in the Shell (Rupert Sanders, 2017) et Alita Battle Angel (Robert Rodriguez, 2019).

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