Les Rascals – Jimmy Laporal-Trésor

Résumé : Dans les années 1970, Rudy et Ahmed, deux gamins de banlieue issus de l’immigration, se trouvent confrontés à une bande de punks. Leur chef qu’ils interpellent vertement pour jouer les grands, vexé devant ses copains, va les corriger avec une excessive violence.

Critique : Quelques années plus tard, en 1984, les deux ados, désormais adultes et amis (Jonathan Feitre et Missoum Slimani), font partie d’une bande de garçons appelée “Les Rascals” dont les membres sont d’origines diverses. Vêtus d’un même blouson avec le nom de la bande floquée dans le dos, ils débarquent régulièrement à Paris pour frimer, boire, draguer, et jouer du coup de poing à l’occasion. Seulement, ils vont très vite se trouver confrontés à une autre bande, des skinheads se faisant appeler les “Boneheads”, très organisés, ultra-violents et politisés à l’extrême droite. Les choses vont se compliquer quand au hasard d’un passage chez un disquaire, les Rascals vont retrouver le responsable de leur toute première raclée. Ils vont se venger sans savoir que celui-ci est un proche des Boneheads.

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© Léa Rener

Sans jeu de mots, ce long métrage, que l’on peut qualifier de militant, se veut comme un témoignage coup de poing de la montée de l’extrême droite en France face à l’immigration, et son influence sur les groupes de jeunes. Sans nuances, le récit va décrire les affrontements ultra-violents entre les deux bandes, qui vont aller crescendo.

L’histoire, qui ne s’embarrasse pas de psychologie et avance tambour battant, va vouloir prouver que seule la violence représente une réponse au malaise d’une certaine jeunesse.

Au-delà du message manichéen lourdement asséné, on peut tout de même apprécier cette chronique de la jeunesse type Outsiders de l’Américain Francis Ford Coppola, qui se déroulait à la même époque. On appréciera en particulier la distribution chorale composée de jeunes acteurs et actrices plein de fougue, encore inconnus du grand public pour la plupart.

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