Les Journées du Matrimoine : une quatrième édition bruxelloise, une première à Charleroi

Si les Journées du Patrimoine existent depuis de nombreuses années, les Journées du Matrimoine n’ont fait leur apparition que très récemment. D’abord initiées à Paris en 2015, ces journées – mettant en lumière l’héritage matrimonial architectural, sculptural, urbanistique, social… – se sont répandues chez nous. Comme à Bruxelles depuis 2019, mais aussi à Charleroi qui a rejoint le mouvement pour cette nouvelle édition.

Matrimoine, n. m. : Désignant en ancien français le mariage (matrimonium en latin), le mot a été repris dans les années 2010 dans l’expression matrimoine culturel, créant un parallèle féminin à ” patrimoine ” pour désigner ainsi les biens, matériels ou immatériels, ayant une importance artistique ou historique hérités des femmes.

À l’initiative de l’asbl L’architecture qui dégenre, les Journées du Matrimoine se déroulent depuis 2019 à Bruxelles. Elles mettent en lumière, d’une part, l’héritage matrimonial bruxellois historique, d’autre part, le patrimoine actuel qu’il soit artistique, politique et féministe.

L’année dernière, les Journées du Patrimoine ont été rebaptisées Heritage Days à Bruxelles afin de nommer de manière plus inclusive la richesse de la culture bruxelloise. Dans cette optique, les Heritage Days ont été organisées cette année en bi-programmation avec les Journées du Matrimoine, qui ont lieu ces 23, 24 et 25 septembre.

” Depuis cette édition 2022 des Heritage Days, L’architecture qui dégenre fait partie du comité scientifique de sélection et d’accompagnement “, explique Apolline Vranken, fondatrice de l’asbl et organisatrice des Journées du Matrinoine, dans l’émission Hors-Cadre de Bx1. ” On va par exemple s’assurer que le contenu est en adéquation avec la ligne éditoriale, que la manière dont les activités sont décrites soient ok. Cette année, on avait une thématique sur les ” Traces de colonisation “, ça demande donc un vrai sur la décolonisation. 

>> ” J’ai l’espoir de cette ville inclusive, une Bruxelles pour tous et toutes ” : l’émission hors-cadre de BX1 nous présente l’association l’Architecture qui dégenre, en charge de l’exposition

x