Les “Garçons de Ramsay” | Le Journal de Montréal

LONDRES – Jean Pascal, champion du monde. David Lemieux, champion du monde. Eleider Alvarez, champion du monde. Oscar Rivas, champion du monde. Artur Beterbiev, champion du monde.

Et en pleine ascension et frappant aux portes des championnats du monde, Arslanbek Makhmudov, Christian Mbilli et Erik Bazinyan.

Un nom commun pour tous ces titres. Marc Ramsay.

Mais il suffit de passer quelques jours dans l’entourage du clan pour se rendre compte à quel point Marc Ramsay est aussi son équipe. Les gars voyagent dans le monde entier, Sam en Colombie avec Eleider Alvarez, Russ à Las Vegas avec Jean Pascal, Luc-Vincent avec Mbilli en France…

Et on ne parle pas de John Scully, un entraîneur vétéran de la Nouvelle-Angleterre qui vient prêter main forte à Artur Beterbiev et se retrouve à Londres avec les « Ramsay’s Boys ». Ni du docteur Francis Fontaine qui vient à Londres cette semaine, du massothérapeute, et surtout d’André Kulesza, le docteur en éducation physique qui est une sorte de génie dans sa discipline.

Marc Ramsay est le premier à le reconnaître. Rien de tout cela ne serait possible sans cette équipe extraordinairement soudée. Une équipe, un peu comme Ramsay lui-même, forte de têtes dures et composée d’hommes aux personnalités contrastées.

SAM, RUSS ET LUC-VINCENT

Le cœur est le trio formé par Samuel Décarie, Luc-Vincent Ouellet et Russ Anber.

Marc Ramsay a une confiance absolue en eux. Lorsqu’il est pris avec une grosse bagarre à Shawinigan, comme ce fut le cas le 16 décembre dernier, il n’hésite pas à envoyer Décarie et Ouellet à Nantes pour encadrer et préparer Christian Mbilli. Les deux se partagent les tâches. Pistage, coupe de poids, Luc-Vincent jouant le rôle de cutman dans le coin et Sam Décarie celui de l’entraîneur entre les rondes, donnant des consignes avec la même fougue que Marc Ramsay lui-même.

Luc-Vincent Ouellet a eu une jeunesse mouvementée. Il est souvent réservé, presque renfermé, et sa grande sensibilité est soigneusement camouflée derrière un air bourru. Il apprend un peu le russe et trouve souvent la réflexion qui fera sourire Artur Beterbiev.

Sam est le parfait beau mec. Bel homme, éduqué comme Luc-Vincent, mais beaucoup plus sociable, il parle anglais et espagnol et a le don d’une discrétion absolue. Il travaille beaucoup avec Marie-Ève ​​Dicaire qui fait partie du Groupe Yvon Michel et avec les nombreux boxeurs de Marc Ramsay. Jamais trop de mots ne sortent de sa bouche.

En riant, Marc Ramsay déclare : « Luc-Vincent et Samuel sont complètement différents. Sam, c’est mon diplomate. Quand vous passez la douane avec un boxeur, c’est toujours lui qui conduit et qui répond aux questions », dit-il.

Russ Anber est une légende dans le monde de la boxe. Il voyage constamment sur quatre continents. C’est un cutman reconnu partout et les champions du monde toutes catégories retiennent ses services. Il était encore à Manchester le week-end dernier.

Russ est sans doute LE cutman en Amérique. C’est lui qui fera le travail avec Beterbiev samedi. Luc-Vincent enveloppera les mains du champion et Sam fera tout le reste de la logistique le soir du combat.

LE COVID MAUDIT

Russ est le propriétaire du matériel de boxe Rival. Vous voyez ses gants partout à la télé. Et Luc-Vincent Ouellet est son homme de confiance au bureau. Vous avez une idée des semaines de travail qu’ils peuvent faire.

« Je n’ai raté qu’une seule affectation de boxe dans ma vie. La nuit où Artur Beterbiev a été coupé par un caprice de Markus Brown. C’était le putain de COVID. Je rate une soirée et c’est le combat où j’aurais eu le plus gros défi de ma carrière », a-t-il déclaré en riant, hier à Londres.

« J’aime avoir un homme avec autant d’expérience que Russ dans l’équipe. Il a tout vu et a une connaissance approfondie de la boxe. Et puis, on ne s’ennuie jamais avec Russ », souligne Ramsay.

S’il y a bien un « boy in Ramsay » qui est un peu moins présent que les autres, c’est bien André Kulesza. Mais quand on regarde la perfection physique d’Artur Beterbiev, Christian Mbilli ou Arslanbek Makhmudov, on comprend que ce spécialiste pèse son pesant d’or.

Et fondamentalement, c’est un pour tous, et tous pour un.

Celui, cette semaine, s’appelle Artur Beterbiev

Darryl Sutter ou le droit d’être stupide


Tremblay au volant

Photo d’archive, Martin Chevalier

Même à Londres, les Québécois trouvent toujours le moyen de parler un peu de hockey.

Il plaira à L.-P. Neveu, patron de TVA Sports et celui qui a le premier allumé les conneries de Darryl Sutter, l’entraîneur des Flames de Calgary, mais Sutter fait l’unanimité à Londres.

Il n’est peut-être pas raciste. Peut-être qu’il n’est qu’un abruti. Un sage a dit un jour qu’entre un complot et des conneries pour expliquer un déraillement grave, il fallait toujours privilégier les conneries neuf fois sur dix.

Et j’ajouterais qu’entre les conneries et la vanité, la vanité est probablement la plus dangereuse.

Dans le cas de Jakob Pelletier, je ne peux pas imaginer que Sutter était vaniteux. Donc il n’était… qu’un abruti.

Le danger est que les idiots causent souvent des dommages irréparables. Peut-être que Jonathan Huberdeau a sa part de responsabilité dans les problèmes qui lui sont tombés dessus avec les Flames. Mais ce gars a eu une saison de 115 points l’année dernière. J’ai hâte de discuter avec son père à Prévost, dans les Laurentides.

Et pendant ce temps-là, Patrick Roy était en autobus avec les Remparts.

Conduire à gauche

LE CANADIEN CONTRE LES BLACKHAWKS


Tremblay au volant

Photo fournie par Julie Bertrand

C’est dans cette arène qu’Artur Beterbiev affrontera Anthony Yarde. Un bâtiment magnifiquement restauré. C’est là, à l’ombre du stade de Wembley, que Jacques Demers a mené les Canadiens contre les Blackhawks de Chicago dans une série de deux matchs en 1992-93. Manon Chouinard faisait partie du groupe et Mme Nicole Corey était responsable de l’agence de voyages. Pas une piastre n’avait donc été perdue.

Jean-François Chabot, qui couvre la boxe à Radio-Canada, a décrit les matchs pour TV-Sports, le pendant français de Screensports.

« Même que j’avais eu Jean Béliveau comme analyste pendant une période au printemps. M. Béliveau était venu faire la promotion des deux jeux à Londres avec Élise, son épouse, et Serge Savard. Je me souviens juste qu’il avait coûté un beurre. »

CIRQUE DU SOLEIL À LA SALLE ALBERT


Tremblay au volant

Photo fournie par Julie Bertrand

Londres n’a pas pu accueillir Daniel Lamarre, le vice-président du conseil d’administration du Cirque du Soleil et l’humble chroniqueur. Il est revenu à Montréal le samedi soir, je suis arrivé le dimanche matin.

Mais Daniel Lamarre est assis sur un autre formidable succès.

« Nous allons atteindre près de 280 000 billets vendus. La critique, habituellement meurtrière des médias londoniens, était dithyrambique », note M. Lamarre.

J’ai vérifié le journal. Ça pourrait être jeudi soir… j’aurais peut-être deux petites heures… ça dépend, tu sais ce que c’est que la vie sur la route pour le prolétariat.

LE BEAU SAM : L’AUTRE GARÇON !


Tremblay au volant

Photo fournie par Julie Bertrand

Sam Décarie ne pouvait pas poser avec les autres Ramsay’s Boys. Il a une bonne raison. Il a fallu quelqu’un à Montréal pour travailler avec Arslanbek Makhmudov, Christian Mbilli et Erik Bazinyan. Mais Sam m’a envoyé quinze photos pour que je choisisse la plus belle et il va atterrir à Londres vendredi matin. Un gros chantier vous attend…

UNE PHOTO SENTIMENTALE


Tremblay au volant

Photo fournie par Julie Bertrand

C’est le Tower Bridge. C’est là que Lady Di aurait secrètement dit oui à Charles. Mais c’est surtout là que Lady Ju a accepté ma demande en mariage. J’avais les jambes molles.

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