les femmes et les enfants d’abord

Le palmarès

L’Abrazo du meilleur film revient à la réalisatrice colombienne Laura Mora pour son film « Les rois du monde ». Elle recevra une aide à la distribution de 7 000 euros pour ce road movie dans les montagnes de Medellin à Bajo Cauca. C’est l’épopée d’une bande d’enfants de rues de Medellin dont l’un se voit restituer les terres de sa grand-mère.

Le prix du jury, doté de 3 000 euros, est attribué à « Punto Rojo », signé de l’Argentin Nicanor Loreti. Présenté en première européenne à Biarritz, ce film surfe sur les codes de l’humour noir et du fantastique. L’actrice Daniela Marin Navarro est distinguée d’un « coup de cœur du jury » pour son interprétation dans « Tengo sueños electricos », film sur une adolescente rongée par la rage.

Le prix de la critique, comme celui des Biarrots récompense « La hija de todas las rabias » réalisé par Laura Baumeister. Elle filme à hauteur d’enfant une fillette abandonnée par sa mère. La cinéaste nicaraguayenne reçoit un prix de 1 500 euros attribué par l’Hôtel du Palais.

Les votes du public sont eux aussi allés à une réalisatrice. La Chilienne Manuela Martelli, comédienne passée à la réalisation, les a convaincus avec le scénario de « 1976 », fiction qui se déroule trois ans après le coup d’État de Pinochet.

En catégorie documentaires, Virna Molina, documentariste argentine remporte le prix pour son premier film en solo, « Retratos del futuro ». Le film se déroule avant et après la pandémie de covid et traite des luttes des travailleurs clandestins de Buenos Aires. Le prix du public et le prix des étudiants de l’Institut français des hautes études de l’Amérique latine va à Alis, créature fictive inventée par huit adolescentes pauvres de Bogota. Le film est signé Claire Weiskopf et Nicolas Vans Hemelryck.