les écoles de théâtre et de cinéma à l’ère post-#MeToo

De manière plus ou moins aboutie, de nombreux établissements ont mis en place des cellules de prévention et d’écoute des victimes de violences sexistes et sexuelles. Ait Adjedjou Karim/ABACA

ENQUÊTE – L’affaire Sofiane Bennacer intervient alors que les centres de formation du secteur tentent de sensibiliser étudiants et professeurs aux violences sexistes et sexuelles. Non sans mal.

Les visages juvéniles d’une vingtaine d’étudiants du Cours Florent fixent l’intervenante qui bouleverse le programme de leur journée. Voilà bientôt un quart d’heure qu’elle les sensibilise, leur rappelle les dispositifs, les oreilles attentives, les numéros disponibles, l’anonymat des démarches. De quoi donc ? Des mesures de prévention et de signalement de violences sexistes et sexuelles. Les jeunes gens restent incrédules au terme de cette présentation lapidaire. Pas une seule fois ils n’ont entendu les mots «agression», «viol» ou «violence» durant cet exercice. Cinq ans après l’explosion du mouvement #MeToo, chacun a encore du mal à dire et à nommer les choses dans les écoles de théâtre et de cinéma.

Des étranges omissions après le grand déballage venu d’Hollywood. En octobre 2017, le New York Times publie une enquête révélant que Harvey Weinstein, producteur tout-puissant, aurait harcelé sexuellement et violé pendant des années des dizaines d’actrices. Le système d’emprise professionnelle…

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