“L’économie circulaire est multidisciplinaire et nécessite la coopération de tous les acteurs” – Politique Economique

La Belgique utilise de plus en de matériaux recyclés pour produire des biens mais doit encore progresser sur les autres leviers d’actions pour positionner son industrie comme leader dans l’économie circulaire, conclut la Fédération des entreprises belges (FEB) dans son premier rapport sur l’état d’avancement de l’économie circulaire en Belgique, publié jeudi.

En 2021, la FEB et ses fédérations sectorielles ont publié leur “Vision économie circulaire 2030”, avec comme objectif de “consolider et matérialiser la position de l’industrie belge comme leader dans l’économie circulaire”. Pour permettre à cette ambition de se réaliser, la FEB a rédigé un premier rapport d’état d’avancement, réalisé avec le bureau de consultance Möbius, un exercice appelé à être répété tous les deux ans.

La FEB y constate que la Belgique “se positionne bien en matière de recyclage et d’utilisation circulaire des matériaux”. Ainsi, la Belgique obtient un taux de circularité (Circular Material Use Rate, CMUR) de 23% en 2020, deuxième meilleur résultat des 27 Etats membres de l’Union européenne, devancée uniquement par les Pays-Bas. “Cela signifie que la Belgique utilise de plus en plus de matériaux recyclés pour produire des biens.”

La Belgique possède d’ailleurs un des meilleurs taux de recyclage des déchets (81% en 2018) et a investi récemment dans des centres de tri de haute technologie, qui “stimulent l’économie circulaire locale”, pointe la FEB.

Peut mieux faire

Cependant, l’économie circulaire ne peut se résumer au recyclage et “des progrès restent à faire dans tous les domaines pour que notre pays se positionne sur la carte européenne comme un pôle circulaire à part entière”, admet la fédération patronale. Ainsi, l’économie belge “consomme plus de matériaux et produit plus de déchets par unité de PIB” que la moyenne de l’UE, alors que “80% de l’impact environnemental des produits est déterminé lors de la phase de conception”.

Si la FEB souligne que le tissu économique belge, orienté vers l’exportation avec “des activités industrielles à forte intensité de matériaux” entraîne forcément une production de déchets et une consommation de matériaux plus élevées que pour d’autres types d’économie, force est cependant de constater que des progrès importants restent à faire pour l’économie belge dans ce domaine.

En termes de productivité des matériaux, soit la “capacité à satisfaire la même consommation avec moins de matériaux”, les entreprises belges “sont en moyenne 34,1% plus efficaces” que la moyenne de l’UE.

“La route” vers une économie belge “prospère et résiliente (…) ne sera pas aisée”, admettent, dans un communiqué, le CEO de la FEB Pieter Timmermans et la directrice exécutive de l’organisation Vanessa Biebel. “Pour y parvenir, il est nécessaire d’établir un cadre politique clair. L’économie circulaire est multidisciplinaire et nécessite la coopération de tous les acteurs concernés (société civile, entreprises, consommateurs, scientifiques…)”, plaident-ils.

En 2021, la FEB et ses fédérations sectorielles ont publié leur “Vision économie circulaire 2030”, avec comme objectif de “consolider et matérialiser la position de l’industrie belge comme leader dans l’économie circulaire”. Pour permettre à cette ambition de se réaliser, la FEB a rédigé un premier rapport d’état d’avancement, réalisé avec le bureau de consultance Möbius, un exercice appelé à être répété tous les deux ans. La FEB y constate que la Belgique “se positionne bien en matière de recyclage et d’utilisation circulaire des matériaux”. Ainsi, la Belgique obtient un taux de circularité (Circular Material Use Rate, CMUR) de 23% en 2020, deuxième meilleur résultat des 27 Etats membres de l’Union européenne, devancée uniquement par les Pays-Bas. “Cela signifie que la Belgique utilise de plus en plus de matériaux recyclés pour produire des biens.”La Belgique possède d’ailleurs un des meilleurs taux de recyclage des déchets (81% en 2018) et a investi récemment dans des centres de tri de haute technologie, qui “stimulent l’économie circulaire locale”, pointe la FEB.Peut mieux faire Cependant, l’économie circulaire ne peut se résumer au recyclage et “des progrès restent à faire dans tous les domaines pour que notre pays se positionne sur la carte européenne comme un pôle circulaire à part entière”, admet la fédération patronale. Ainsi, l’économie belge “consomme plus de matériaux et produit plus de déchets par unité de PIB” que la moyenne de l’UE, alors que “80% de l’impact environnemental des produits est déterminé lors de la phase de conception”. Si la FEB souligne que le tissu économique belge, orienté vers l’exportation avec “des activités industrielles à forte intensité de matériaux” entraîne forcément une production de déchets et une consommation de matériaux plus élevées que pour d’autres types d’économie, force est cependant de constater que des progrès importants restent à faire pour l’économie belge dans ce domaine. En termes de productivité des matériaux, soit la “capacité à satisfaire la même consommation avec moins de matériaux”, les entreprises belges “sont en moyenne 34,1% plus efficaces” que la moyenne de l’UE.”La route” vers une économie belge “prospère et résiliente (…) ne sera pas aisée”, admettent, dans un communiqué, le CEO de la FEB Pieter Timmermans et la directrice exécutive de l’organisation Vanessa Biebel. “Pour y parvenir, il est nécessaire d’établir un cadre politique clair. L’économie circulaire est multidisciplinaire et nécessite la coopération de tous les acteurs concernés (société civile, entreprises, consommateurs, scientifiques…)”, plaident-ils.

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