le président ordonne aux routiers du secteur du ciment de reprendre le travail

Depuis le jeudi 24 novembre, des dizaines de milliers camionneurs sud-coréens grévistes réclament de meilleures conditions de travail et perturbent les chaînes d’approvisionnement dans de nombreux domaines. Invoquant les conséquences négatives d’une grève qui coûterait plus de 200 millions de dollars par jour à la quatrième économie d’Asie, le gouvernement a ordonné aux routiers du secteur du ciment de reprendre le travail. Ceux qui refusent risquent de la prison ferme et des dizaines de milliers d’euros d’amende.

De notre correspondant à Séoul,

La grève fragilise une économie sud-coréenne en berne, et aux grands maux les grands moyens : voici en somme la position du président conservateur Yoon Suk-yeol qui a décidé de franchir le Rubicon en utilisant, pour la première fois de l’histoire de la jeune démocratie, une disposition légale forçant des grévistes à reprendre le travail.

Pourquoi cette grève ?

Il s’agit du deuxième mouvement social des routiers sud-coréens en quelques mois. Et l’origine du conflit est la même : la garantie et l’extension d’un tarif de base pour les routiers, qui en Corée du Sud sont des travailleurs indépendants. Depuis 2020, les transporteurs de ciment et de conteneurs en bénéficient, mais ce prix garanti expire à la fin de l’année.

La journée du mercredi 30 novembre sera décisive, car l’exécutif doit mettre en œuvre sa décision et est censé contraindre de gré ou de force les grévistes à reprendre le travail.

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