le film d’horreur idéal pour votre prochain débat sur les wokes

Quelque part entre L’invasion des profanateurs de sépultures et Desperates HouswivesLes Femmes de Stepford est le film d’horreur (féministe) par excellence.

Si quelqu’un avait l’étrange envie de croiser Desperates Housewives, The Handmaid’s Tale, Westworld et les profanateurs de sépulture, autant l’arrêter tout de suite. Ce cauchemar existe déjà et il s’appelle Les Femmes de Stepford.

Les Femmes de Stepford, c’est d’abord un roman de 1972 écrit par Ira Levin, le célèbre auteur de Rosemary’s Baby. C’est ensuite un grand film, sorti en 1975, avec Katharine Ross et réalisé par Bryan Forbes. C’est également un affreux film sorti en 2004 avec Nicole Kidman, qui est honteux à tous les niveaux, jusqu’à son abominable titre français : Et l’homme créa la femme.

Considéré depuis belle lurette comme un chef-d’œuvre féministe, Les Femmes de Stepford résonne sans surprise à travers les âges, jusqu’à Get Out et Don’t Worry Darling pour citer les évidences récentes. Raison de plus pour replonger dans cette fable horrifique d’une modernité et d’une radicalité folle, qui provoquerait un AVC chez les obsédés du fameux woskisme s’il sortait aujourd’hui.

Avertissement : bien évidemment 100% spoilers.

 

Les Femmes de Stepford : photo, Katharine RossParfaite fausse image promo

 

that ’70s creepshow

L’Amérique des années 70, c’est celle du désenchantement. C’est le monde qui a vu Kennedy et Martin Luther King assassinés, qui a vu le début et la fin de la guerre du Viêt Nam, qui a élu Richard Nixon puis assisté à sa démission suite au Watergate. Si un président peut être tué et qu’un autre peut commanditer un crime depuis le bureau ovale, alors plus rien ni personne n’est à l’abri. C’est le Far West moderne, où l’ordre et la loi ne sont plus qu’une belle utopie. Donc, c’est l’ère des dystopies.

En réaction, le cinéma devient le royaume des cauchemars paranos. À cause d’un assassinat, Conversation secrète, Les Trois jours du condor, Chinatown, Marathon Man, Capricorn One, Complot à Dallas et bien sûr Les Hommes du président : les policiers, les politiciens, les puissants sont les tentacules d’un monstre qui se retourne contre les citoyens. Et les tentacules vont bien évidemment jusqu’au cinéma de genre, où cette peur est mise en scène en miroir avec celle des communistes des précédentes décennies.

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