Laura Smet raconte sur RTL comment Nathalie Baye et Johnny Hallyday l’ont guidée sur les planches

Les grandes têtes d’affiches commencent à monter sur les planches en ce début de saison. Ce 22 septembre, Laura Smet joue aux côtés de Jean-Pierre Darroussin, la pièce de l’auteur britannique Simon Stephen : Le principe d’incertitude. RTL a assisté aux répétitions.

Et nous avons trouvé Laura Smet comme la fille de ses parents ! Le public découvrira deux monstres de scène. Très émouvant pour nous de voir Laura Smet au théâtre, après avoir vu Nathalie Baye et Johnny sur scène. Laura a une très belle présence et il en faut face à Jean-Pierre Darroussin, qui joue Alex un vieux célibataire solitaire de 75 ans… 

Laura Smet est Georgie. Une femme de 40 ans, sans filtre, assez délurée, bavarde, fans de gros mots, menteuse, écorchée…. et Laura Smet se reconnait un peu en Georgie, à cause de ses failles. “Je suis totalement tombée amoureuse d’elle, elle me fait penser à plein de gens que j’aime énormément, confie la comédienne. Cette faille, je l’ai en moi, mais j’ai appris à l’apprivoiser, à la maquiller, à mettre 50 filtres dessus…”.

La scène en héritage

On voit Laura Smet depuis 20 ans au cinéma. Ce soir, elle monte pour la première fois sur scène. Ça devient un passage obligé pour les actrices et acteurs de cinéma de faire de théâtre comme pour avoir plus de crédibilité. Ils veulent généralement se prouver qu’ils sont capables de jouer une 1h30 sans être coupés par le réalisateur… Et vivre cette communion avec le public. C’est d’un autre ordre le théâtre. Laura Smet a toujours considéré que jouer était enfantin. Son premier souvenir de théâtre date de 1993, avec sa mère Nathalie baye qui jouait les Fausses confidences de Marivaux à Chaillot.

“Je me souviens, il y avait des robes de tulle et je me suis endormie un jour sur le décor et personne ne me trouvait. C’était la panique, le rideau allait se lever et un mec m’a délogé en quelques secondes parce que ma mère devait se mettre sur la méridienne, se souvient-elle. Je sentais ma mère extrêmement heureuse au théâtre. Des éclats de rire en permanence. D’ailleurs, elle préfère le théâtre au cinéma.”

“Mon père, c’est plus la scène, poursuit Laura Smet. C’est la concentration qui m’a frappée. Quand j’ai parfois des moments de trac, je pensais à lui. Ça me fascinait. Je le regardais et je me demandais ce qu’il se passait dans sa tête quand tout le monde hurlait ‘Johnny ! Johnny !’. Lui ne parlait pas. Il se regardait dans la glace et rien ne se passait dans ses yeux. J’ai capté des trucs d’énergie. Après, il avait besoin de parler à tout le monde pour déloger son stress. Moi, je serais incapable d’entrer en hélicoptère au Stade de France. Mais il m’accompagne maintenant, il me donne beaucoup de force”. 

“Un peu de courage”

Cette pièce Le principe d’incertitude de l’auteur britannique Simon Stephen c’est un projet qui date de quatre années. Une idée de Louis-Do de Lencquesaing qui a, en premier choisi, Jean-Pierre Darroussin pour le rôle principal et, quand il lui a parlé de Laura Smet pour partenaire, Darroussin lui a dit : c’est un sacré animal. “C’est une débutante très douée. Les codes, elle les a. Elle est habituée à être dans la représentation de ses émotions”, explique le comédien.

“En juin, j’ai failli ne pas le faire, j’ai été envahie par un truc trop grand pour moi, complète Laura Smet. Jean-Pierre m’a dit un truc qui m’a vraiment parlé. Il m’a dit : ‘Tous les soirs on va donner 15.000 livres au public comme le personnage d’Alex. C’est pour ça qu’on fait notre boulot. Et il m’a aussi dit – parce que je crois qu’il m’a capté – Laura, il faut un tout petit peu de courage. Quand on me pique à l’orgueil… J’en ai du courage !

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