L’affaire Monica Lewinsky éclatait il y a 25 ans : comment Bill Clinton en sortit plus populaire que jamais

Dès lors, l’année 1998 sera marquée par le Monicagate aux États-Unis, et le 19 décembre, une procédure de destitution est lancée contre Bill Clinton : les députés, en majorité républicains, estiment que le président démocrate a commis un parjure et une entrave à la Justice.

On parle d’entrave parce qu’il aurait poussé Monica Lewinsky, jeune employée de la Maison Blanche, à mentir dans une procédure judiciaire. On évoque le parjure puisqu’il aurait lui-même menti. Pour comprendre, il faut citer ici deux autres protagonistes sans qui il n’y aurait jamais eu d’affaire Lewinsky. Le premier c’est le procureur Kenneth Star, le second ou plutôt la seconde, c’est une fonctionnaire de la Maison blanche, Linda Tripp. Kenneth Star qui ne cache pas ses sensibilités républicaines, enquêtait au départ sur une affaire immobilière impliquant les époux Clinton. Mais au fil du temps, son enquête s’enlise et il tente de la relancer en s’intéressant aux relations extraconjugales que l’on prête à Bill Clinton, dont Monica Lewinsky.

Au départ, interrogée par Kenneth Star, elle nie avoir eu des relations intimes avec le président. Seulement, elle s’était confiée auparavant auprès d’une employée, Linda Tripp… et celle-ci avait tout enregistré. Ce sont ces enregistrements qui parviendront à Kenneth Star. Ce dernier parviendra également à trouver des traces d’ADN du président sur la fameuse robe bleue tachée de Monica. Monica Lewinsky accepte alors de révéler sa liaison au procureur en échange d’une immunité des poursuites contre elle.