La France respecte-t-elle enfin ses joueurs africains vieillissants ?

« Trelliers », l’histoire des soldats africains qui ont combattu pour la France pendant la Première Guerre mondiale, est familière à de nombreux cinéphiles. Après tout, ce sont des petits-enfants ou des arrière-petits-enfants tirailleurs sénégalais — l’infanterie coloniale sénégalaise — et ont entendu leurs récits de guerre tout au long de leur enfance.

Mais pour Gorgui M’Bodji, ce n’était que trop familier. Il l’a vécu.

« Tout sur la photo – les tranchées, les murs du château – je l’ai vu ! » Il se redresse sur sa chaise alors qu’une douzaine de médailles militaires résonnent sur sa poitrine.

Pourquoi avons-nous écrit cela ?

Tirailleurs sénégalais – Infanterie coloniale sénégalaise – A combattu pour la France, mais a été traitée comme des soldats de seconde classe. Maintenant, avec un film à succès et une réforme des retraites, ils peuvent obtenir ce qu’ils méritent.

Né au Sénégal en 1933, M. M’Bodji, un Taïur Dans la première guerre d’Indochine et la guerre d’Algérie. Mais aujourd’hui, dans l’histoire de France, M. Les contributions de M’Bodji et de ses compagnons d’armes ont été perdues pour la majorité du public français. Bien qu’ils aient représenté quelque 200 000 soldats pendant la Première Guerre mondiale et aient continué à se battre pour l’armée française jusqu’à la fin de la guerre d’Algérie en 1962, leur présence dans les manuels scolaires d’histoire est mince.

Aujourd’hui, seuls quelques tirailleurs sera Mais entre un film à succès et des gains politiques récents – notamment le droit de recevoir leurs pensions militaires sans avoir à répondre à des conditions de résidence strictes – on espère que ce sera un moment critique pour revisiter un élément clé de l’histoire de France. Le pays offrira l’occasion d’une conversation à plusieurs niveaux sur la manière exacte de transmettre la mémoire collective de son passé colonial et sur ce que ceux qui ont risqué leur vie pour maintenir la domination française peuvent bien faire.