La blockchain au service des organisations caritatives ?

La blockchain et les cryptomonnaies sont un sujet d’actualité qui suscite un grand intérêt dans le monde financier et économique. Cependant, au-delà de la spéculation financière qui l’entoure, quelles sont les autres utilisations possibles de cette technologie ?

La blockchain : principe de base

Nous savons tous ce qu’est la blockchain, mais récapitulons ses principes de base. Blockchain est une technologie émergente qui permet de créer des réseaux décentralisés composés de différents ordinateurs pour enregistrer les transactions qui s’y déroulent de manière sécurisée. En d’autres termes, chaque ordinateur a accès à toutes les données contenues dans ce réseau et peut y apporter des modifications s’il a l’autorisation des autres utilisateurs (ou mineurs). Ce système nous permet d’éviter qu’une autorité centrale soit chargée de tout gérer – un point de défaillance unique – et de protéger nos données contre les pirates ou les tentatives de corruption.

Il convient également de mentionner que le Bitcoin (la première cryptomonnaie) est né grâce à une idée similaire : créer une monnaie alternative basée sur les paiements de pair à pair sans avoir besoin d’une autorité centrale comme les banques ou les gouvernements impliqués ; mais il existe de nombreuses autres utilisations possibles de la blockchain qui vont au-delà de savoir combien vaut un bitcoin ou plus généralement, de l’usage cryptomonnaies !

Résoudre certains problèmes des ONG ?

La blockchain permettrait de résoudre certains problèmes des ONG existantes, comme leur précarité ou leur manque de transparence. Elle est décentralisée, ce qui signifie qu’aucune entité ne la contrôle et que cette base de données n’est pas stockée sur un serveur centralisé. Cela la rend plus difficile à pirater et donc plus sûre que les bases de données traditionnelles. Elle est immuable : une fois que quelque chose a

été enregistré dans la blockchain, il ne peut jamais être modifié ou supprimé (la seule façon de le faire serait de créer une version entièrement nouvelle de la base de données). Enfin, comme il n’y a pas besoin d’une autorité centrale qui contrôle l’accès ou modifie les entrées dans la base de données (comme une banque), tout sera enregistré automatiquement par tous ceux qui participent à ce réseau pair à pair (ce qui en fait tous des témoins).

Les ONG découvrent ce marché potentiel

Les ONG elles-mêmes ont également découvert cette place de marché potentielle. Certaines d’entre elles, comme l’Unicef ou le Programme alimentaire mondial, expérimentent déjà la blockchain pour améliorer leur transparence. D’autres, comme Greenpeace ou Oxfam, l’utilisent pour lever des fonds, gérer les dons et suivre le flux de biens et de services qu’elles reçoivent via leur réseau de partenaires.

En novembre 2018, lors de la réunion du G20 à Buenos Aires (Argentine), un groupe de pays dirigé par la France a lancé un appel aux organisations internationales de développement pour qu’elles utilisent plus efficacement la technologie à tous les niveaux : de la collecte de fonds à la distribution et au suivi de l’aide. La technologie blockchain pourrait servir de solution aux trois problèmes mentionnés ci-dessus : la transparence serait accrue en éliminant les intermédiaires ; la collecte de fonds deviendrait plus facile grâce à des outils plus avancés pour le ciblage des donateurs ; enfin et surtout, la distribution de l’aide pourrait être optimisée grâce à des systèmes de suivi automatisés qui permettent aux ONG travaillant ensemble sous une plateforme commune (comme UBS) de réduire les coûts tout en assurant une plus grande efficacité et efficience dans leurs opérations.

La blockchain peut-elle changer la face des œuvres de charité ?

Lorsque l’on parle de blockchain, on oublie souvent que toutes ses applications ne sont pas destinées à la finance et aux cryptomonnaies. La technologie blockchain est un système de confiance décentralisé qui peut également être utilisé pour stocker des données et les rendre accessibles à tous.

C’est le cas des ONG, qui commencent à voir les avantages potentiels de cette technologie : elles permettent la transparence des dons tout en évitant la fraude financière ou la mauvaise utilisation des fonds par les organisations. Pour décider si vous devez ou non utiliser la blockchain, vous devez toutefois comprendre les différentes façons dont elle peut aider votre organisation à travailler plus efficacement – et si ces avantages l’emportent sur les inconvénients tels que l’augmentation des coûts ou la réduction de l’efficacité.

 

En conclusion, nous pouvons dire que la technologie blockchain offre de nombreuses possibilités pour l’avenir de la charité. Il ne s’agit pas d’une nouvelle technologie, mais sa popularité a augmenté récemment en raison de sa nature décentralisée et de ses capacités de cryptage. Le principal avantage de ce système est qu’il permet aux utilisateurs d’effectuer des transactions de manière anonyme, ce qui signifie moins de risques de fraude ou d’usurpation d’identité lors des dons en ligne.

Publié le 24/01/23 17:32