Karen Khachanov reconnaît « un boost de confiance » au moment de disputer les demi-finales de l’Open d’Australie

Karen Khachanov va disputer une deuxième demi-finale consécutive en Grand Chelem, à l’Open d’Australie. Après celle de l’US Open, il avoue avoir de nouveau confiance en son tennis.

« C’est votre deuxième demi-finale consécutive en Grand Chelem, comment expliquez-vous cela ?
Avoir enfin cette régularité, c’est le fait d’avoir pu ajuster toutes les petites choses, tous les détails pour améliorer mon jeu et franchir un cap. Je pense surtout que ma première demi-finale à l’US Open m’a donné un boost de confiance. Je savais où j’en étais vraiment, de quoi j’étais capable quand j’étais à mon meilleur niveau. L’un dans l’autre, tout ça me porte où j’en suis aujourd’hui.

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Daniil Medvedev avait expliqué que lorsque vous étiez jeune, c’était vous qui étiez le plus fort du groupe avec lui et Andrey Rublev. Mais ils ont fini par passer devant. Qu’est-ce que ça vous a fait de voir ça ?
C’est ça la compétition. Quelqu’un avance, un autre reste sur place. Nous changeons tous. Ces dernières années, Daniil était devant nous tous, mais Andrey jouait Top 10, était au Masters. J’étais top 20, Top 15 et j’avais quelques problèmes personnels. On va dire que tout n’était pas idéal pour moi. Mais même quand tout ne roulait pas, je n’ai pas perdu confiance en moi et je savais ce qu’il fallait faire pour tout remettre en ordre et retrouver mon meilleur tennis. Avec mon équipe, nous savions ce qu’il fallait faire. Après, c’est une saine compétition entre nous. Cela nous aide à sortir le meilleur de nous. Regardez Roger, Rafa et Novak… Bien sûr, je ne nous compare pas à eux, mais ils se sont bien tiré la bourre durant des années et ça les a menés où ils sont. Ils l’ont admis plusieurs fois.

Il y a la possibilité d’une finale 100 % russe. L’an dernier Wimbledon a banni les joueurs russes et biélorusses et les organisateurs réfléchissent à ce qu’ils vont faire cette année. Avez-vous un message à leur transmettre ?
Aucun. Qu’ils décident. Je veux dire, qu’est-ce que j’y peux ? Rien de ce que je dirais n’y changerait quelque chose, alors je ne dis rien. S’ils décident quelque chose, ce sera à eux qu’il faudra poser la question.

Qu’avez-vous appris de votre demi-finale à l’US Open qui pourrait vous servir ici ?
Chaque match est différent, chaque tournoi est différent, chaque adversaire est différent. En plus, à New York, je n’ai eu que des matches longs, en quatre ou cinq sets. Même quand Draper a abandonné dans le troisième set, nous avions presque joué trois heures. Du coup, j’ai bien travaillé la récupération en Grand Chelem. Ici, c’est différent car je me sens très bien physiquement et je n’ai pas eu de trop longs matches. Le travail de présaison paye. Mais tout est tellement différent de New York. L’essentiel est que je vais aborder cette demi-finale en bien meilleure forme physique. »