“Je me suis inspirée de l’une de mes très bonnes amies pour ce rôle”

Après l’avoir récemment vue dans Sandman, Gwendoline Christie joue dans une autre création originale de la plateforme de streaming américaine. Ce mercredi 23 novembre, Netflix a ajouté à son catalogue, Mercredi, une série réalisée par le grand Tim Burton. Le réalisateur des classiques Edward aux mains d’argent ou encore Big Fish s’attaque pour la première fois à la réalisation et conception d’une série télévisée et on se demande bien pourquoi il n’y avait pas pensé plus tôt, tellement entre Tim Burton et La Famille Addams, l’association est évidente. Durant la promotion de la fiction, Télé-Loisirs a pu échanger avec celle que l’on a aussi vue dans Game of Thrones ou encore la saga Star Wars, autour d’une table ronde à laquelle des journalistes étrangers assistaient également.

“J’ai adoré jouer Larissa et tous ces éléments contradictoires” nous raconte Gwendoline Christie

Télé Loisirs : Qu’avez-vous aimé le plus chez votre personnage ?

Gwendoline Christie : Ce que j’aime le plus chez Larissa Weems, c’est qu’elle est en conflit permanent. Elle est à la fois au service de la protection et de l’entretien de l’école, elle offre un havre de paix aux élèves et un endroit où les exclus de la société peuvent trouver refuge. En même temps, elle est déterminée à faire de l’école un établissement rentable, prospère et intégré dans la communauté et la société. Elle est à la fois altruiste, mais sert aussi ses propres intérêts. C’est une femme qui a beaucoup de choses à prouver. Elle a étudié à Nevermore Academy et a toujours été dans l’ombre de Morticia Addams. Maintenant, c’est elle qui dirige. J’ai adoré jouer tous ces éléments contradictoires.

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Game of Thrones, Star Wars, Sandman, Hunger Games, maintenant Mercredi… vous semblez prendre un réel plaisir à jouer dans des projets du genre fantastique et de science-fiction. Pourquoi ce tel amour pour ce genre de projet ?

C’est très intéressant et très gentil de votre part de dire ça. Travailler avec des gens brillants comme George R. Martin sur Game of Thrones, avec George Lucas, J. J. Abrams et Katherine Kennedy sur Star Wars ou même Neil Gaiman sur Sandman, est une chose que vous ne pouvez pas refuser. C’est exactement pareil avec Tim Burton, comment refuser de tourner avec lui ? Impossible. Ces gens m’ont fait confiance et ils ont cru en moi, en ce dont j’étais capable de donner en tant qu’actrice. Je n’arrive toujours pas à croire tous les noms que je viens de citer. Je n’arrive pas à croire la chance que j’ai eue. Je suis chanceuse qu’ils aient été capables de voir en moi des choses que beaucoup d’autres personnes refusent de voir, de vouloir repousser mes limites et sentir mon potentiel. C’est en tout cas ce que j’ai ressenti avec Tim Burton, car il m’a laissé une totale créativité. Il voulait savoir comment moi-même je m’imaginais dans ce rôle.

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“J’ai regardé beaucoup de films d’Alfred Hitchcock”, révèle la comédienne

Qu’avez-vous fait pour vous préparer à ce rôle ?

Pour commencer, j’ai déjà discuté avec la directrice d’une très bonne école. Je lui ai posé des questions sur son expérience au sein de son établissement et sur son expérience avec les élèves difficiles. Elle m’a dit qu’il n’y en avait pas chez elle. Elle a également déclaré, de manière très intéressante, que les élèves les plus “difficiles” sont souvent aussi les plus intéressants, les plus intelligents et les moins conventionnels. J’ai trouvé cela très perspicace et ça m’a donné une clé dans la relation que je devais instaurer avec Jenna Ortega, qui joue Mercredi, pour la série. La raison pour laquelle Larissa Weems l’observe autant est qu’elle réalise qu’il y a tellement de potentiel chez elle. Mercredi a tellement de talents cachés et tant de couches derrière lesquelles elle se cache que, vu de l’extérieur, on voit d’abord l’hostilité qu’elle a envers les autres. Je me suis aussi inspirée de l’une de mes très bonnes amies pour ce rôle. Une amie que je trouve extrêmement intelligente, puissante et glamour. Elle a une telle élégance, une telle grâce et un esprit stratégique si brillant qu’elle m’a donné beaucoup d’inspiration. Aussi, j’ai regardé beaucoup de films d’Alfred Hitchcock, comme Sueurs froides et Les Oiseaux, et je me suis inspirée d’actrices comme Tippi Hedren ou encore Kim Novak. J’avais l’impression qu’une femme comme Larissa, qui a été dans l’ombre de quelqu’un toute sa vie, voudrait se créer et se projeter dans une sorte de mythe pour pouvoir être reconnu et aimé.

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Comment s’est passé le tournage en Roumanie ?

Je n’étais jamais allée en Roumanie auparavant. C’est une région du monde qui m’a toujours intriguée. Et quand Tim Burton m’a parlé de la qualité de l’artisanat et des artisans sur place, des artistes, des peintres, des sculpteurs roumains… il avait raison. Toutes les personnes travaillant sur le plateau de tournage ont été vraiment exceptionnelles. Comme leur travail. On bossait dur, mais il y avait quand même beaucoup de joie, de rires et de chaleur humaine. Rien ne m’avait préparé à la beauté exceptionnelle de la région des Carpates. C’était hallucinant de tourner dans l’un des magnifiques châteaux d’époque de ce pays. On a tourné durant l’automne, les feuilles changeaient de couleur et c’était la plus belle des expériences visuelles à vivre sur place. Je ne pense pas avoir été témoin d’un tel paysage de cette ampleur auparavant. Et je pense sincèrement que les téléspectateurs vont découvrir un paysage qu’ils n’ont peut-être jamais vu auparavant. Je suis sûre qu’ils apprécieront la beauté de la Roumanie grâce à Tim Burton.

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