Impromatic, un nettoyage plein d’humour

Jeudi 22 septembre, à la médiathèque, était donné un spectacle de théâtre de création sur scène par la compagnie la Lisa, ligue d’improvisation de Saint-Appolinaire, ville proche de Dijon en Bourgogne. Cette soirée était proposée par la MDHM (Médiathèque départementale de la Haute-Marne), avec la présence de Marie-Cécile Wandling.

Trois comédiens, Caroline Figuiera, Matthieu Verbeke et Jérôme Hudeley, ont ainsi tenu pendant près de deux heures, une bonne cinquantaine de spectateurs en état de rires et de sourires quasi permanent. Et comme c’est de l’improvisation, le public fut appelé plusieurs fois au cour de la soirée à faire partie du spectacle, par des gestes, des appels et même un petit garçon est venu sur la scène, invité par un des acteurs, mais n’étant pas habitué à cela, il fut un peu décontenancé.

Pour commencer donc ce spectacle d’improvisations, les protagonistes de l’histoire, ont demandé au public de choisir un numéro afin de proposer le costume et une idée pour chaque scénette qui allait se dérouler au cours de la représentation. Une petite chanson pour présenter le décor et le thème général, une laverie des tâches physiques et psychologiques qui peuvent se présenter au cours d’un nettoyage de cette qualité, les costumes étant distribués à chaque comédien, ce qui peut, on le devine facilement créer des personnages cocasses, costume féminin sur des hommes barbus, et même une déesse dans une histoire désopilante présentée sous trois formes différentes, la première classique, la seconde sous forme d’opéra et la dernière beaucoup plus tragique évidemment, dans une laverie, on lave, on repasse et l’on rend les vêtements aux clients, mais un des points forts est le choix de la lessive et l’étude de son nom, seule partie de la séance qui n’est pas de l’improvisation mais également une vision assez amusante des appellations, Coluche ayant déjà donné un aperçu de ces publicités, avec la lessive qui lave plus blanc que blanc  ! Des thèmes étranges comme celui d’un archiviste de la bibliothèque nationale, triste et se disant heureux, le petit chaperon rouge abandonné dans un casier innacessible et ne pouvant plus intéresser les enfants et comme troisième personnage, la belle mère de Blanche Neige, dans un bonheur retrouvé car sa méchanceté etait enfin reconnue comme une bonne chose. Un restaurant au nom étrange que la bienséance nous interdit de nommer ici, une histoire d’infirmière, de yoga et de mari jaloux, un véritable vaudeville, une histoire d’amour et une scène d’incompréhension entre une fille et sa mère et pour terminer des personnages de western avec un réglement de compte comme il se doit dans ce genre d’histoire.

Beaucoup de mots d’humour, d’amour et de différences pour un spectacle partagé entre les acteurs et le public.

On peut vraiment y trouver du plaisir, sauf pour les enfants pour qui la séance fut peut-être un peu longue.

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