Gabon-Édito/ LNFF : L’intérêt caché sur cette bataille au tour de la présidence de la LNFF

Le jeudi 22 septembre 2022, le ministre en charge des sports, Franck Nguema, réunissait les présidents des clubs de première division, conformément aux résolutions des assises du national foot 2021, pour annoncer à la création de la Ligue Nationale de Football Féminin par l’Arrêté No 0314/MJS/CJ du 12 septembre 2022 du Ministère de la Jeunesse et des Sports et conformément à la loi No 033/2020 du 22 mars 2021 portant orientation de la Politique nationale du Sport et de l’Éducation physique en République Gabonaise.

Une décision prise avec enchantement par les personnes en charge du football féminin et surtout pour les joueuses qui souhaiteraient faire du football une profession. Fort est de constater que cette volonté manifeste des plus hautes autorités du pays est en train d’être biaisée par des intérêts égotistes au détriment de l’évolution du football féminin qui a besoin d’un nouveau souffle

Parmi les intérêts que cachent cette mascarade au tour la nouvelle ligue, il y a la force d’avoir la main mise sur les clubs qui formeront la LNFF car ceux qui ne sont pas statutairement membres de la fédération gabonaise de football, le seront, ce qui sous-entend qu’ils participeront désormais à la prise des décisions et au vote du président fédéral. Les clubs de D1 et D2 masculin participant membre de la nouvelle ligue pourraient avoir droit à deux voix. Un travail se fait dans l’ombre pour Les futurs postulants à la prochaine élection à la prestigieuse fonction de président de la fédération gabonaise de football tant convoitée, le moment pour eux d’avoir le contrôle de cette nouvelle ligue qui pourrait permettre d’engranger un grand nombre de délégués.

L’autre anatocisme, ce sont les finances. À chaque création d’une ligue nationale, l’État ouvre souvent une vanne financière énorme qui évince l’objectif principal pour faire place à l’utilisation abusive de la subvention allouée et les principales actrices, que sont les joueuses, seront tout simplement les victimes. Comme au Gabon, l’argent versé par l’état peut être utilisé sans contrôle, ou être utilisé par des stratégies qui permettent de brouiller les pistes (fausses factures, etc).

Trois candidates sont en lice, Certaines relèvent des vices dans ce processus électoral confié à la Fédération Gabonaise de Football, d’autres, évoquent l’excellent dans le travail abattu par la même Fegafoot pour la matérialisation de ce projet. Très difficile de croire que cette vision du chef de l’État de promouvoir le football féminin sera mise en œuvre sans que nous tombions sur les mêmes faits décriés antérieurement. Chères dames, chers délégués, placez le ballon au centre pour donner un coup d’envoi qui pourrait permettre à chacun d’écrire une nouvelle histoire, surtout positive dans le livre d’or de notre football gabonais en général et du football féminin en particulier.