Festival « À propos d’Elle(s) » : quand les femmes font le cinéma

l’essentiel
Proposé au cinéma Le  Cratère à Toulouse  jusqu’à samedi, le festival « A propos d’Elle(s)» présente à la fois des films et  des documentaires sur des femmes et qui sont quasiment tous (sauf un !) réalisé par des femmes. 

Commencé hier au cinéma « Le Cratère » avec projection du saisissant documentaire « Ecce ojo », en présence de sa réalisatrice Inès Compan, « À propos d’Elle(s) » est un festival qui ne se contente pas de parler de femmes, ce qui est assez fréquent mais qui projette une série de documentaires et de films réalisés par des femmes, ce qui l’est moins. Et tous présentés et suivis d’une rencontre avec leur réalisatrice. Ce qui est encore moins fréquent…
Ainsi, aujourd’hui, jeudi 24 novembre, à 18 heures, on pourra voir «Taper dans la balle » en présence sa réalisatrice de Sophie Laly. En septembre 2017, cent ans après le 1er match de football féminin, Sophie Laly a suivi une équipe de football féminin. À 20h heures, place à « Ma belle jeunesse » suivi d’une rencontre avec la réalisatrice Aliona Zagurovska. Ce documentaire a été tourné en Ukraine, dans un hôpital psychiatrique militaire, en 2018, au seuil du Nouvel An 2018. Tandis que les patients aspiraient à en sortir, le monde extérieur s’enlisait dans un quotidien absurde et aliéné…
Vendredi 25 à 18heures (Entrée Libre et gratuite), rencontre avec Amanda Meunier réalisatrice, étudiante à l’ENSAV qui présentera cinq de ses courts métrages dont « Mamie, le soleil et la pluie » ode à sa grand-mère.
En suivant à 20h, rencontres avec Éléonore Berrubé, Adèle Shaykhulova et Alice Oléa les trois réalisatrices du film / documentaire « Fille de la mer Baltique » , qui relate trois histoires de filles de l’Est. Dont celle d’Anastasia, russe née sur les cendres de l’Union soviétique et qui vit en France.
Dernier jour de festival, samedi avec, à 14 heures « Sous le Silence gronde le monde » suivi d’une rencontre avec l’homme de l’édition, soit le réalisateur Alexandre Poulteau. Dans ce documentaire, Alexandre Poulteau a suivi ,pendant deux ans, six adolescentes qui, après des enfances difficiles et dans une situation de rupture familiale, essaient de se reconstruire dans « La Promesse » un lieu de vie et d’accueil. À 16 heures projection de « Pénélope mon amour » suivi d’une rencontre avec sa réalisatrice Claire Doyon.qui dans ce documentaire bouleversant a filmé pendant 18 ans sa fille atteinte d’un autisme sévère et du syndrome de Rett.
Deux films clôtureront ce festival. À 18h45, un inédit « A vendredi , Robinson » de Mitra Farahani. Ce film met en scène la correspondance qu’ont entretenue, pendant huit mois , mais sans jamais vraiment se comprendre (…) , Jean-Luc Godard et Ebrahim Golestan
On terminera samedi , à 20h30 avec « Seule la joie » de Henrika Kull qui raconte une histoire d’amour entre deux femmes « qui ne croient pas – ou plus – à l’amour. Berlin. Sascha travaille dans une maison close depuis de nombreuses années. Maria, une nouvelle arrivante, est indépendante, non-conformiste et queer. Sascha est immédiatement attirée par cette altérité, Et Maria à son tour est fascinée par l’aisance suprême de Sascha… Le film sera suivi d’une rencontre avec Amar Protesta membre du Syndicat du travail sexuel (STRASS).
N.C
Festival «A propos d’Elle(s)» du mercredi 23 au samedi 26 novembre au cinéma «Le Cratère» ( Gd Rue Saint-Michel. Toulouse)

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