En pleine sécheresse des nappes phréatiques, voici une technologie médiévale presque oubliée pour “semer” de l’eau

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Les nappes phréatiques en France se remplissent difficilement et certaines régions imposent des restrictions pour ne pas tomber à sec. Pourtant une solution existe et ne nécessite pas de moyens colossaux ni d’innovation ultra avancée.

Les nappes phréatiques à sec

La situation actuelle est telle que l’on demande de plus en plus d’eau et pourtant les sources sont de plus en plus petites. Le grand problème est que la plupart de l’eau des montagnes venant de la fonte des neiges aux sommets se retrouve directement dans l’océan rapidement. Un cycle de l’eau tellement rapide qui permet de capter qu’une petite partie de la masse d’eau.

On se retrouve donc avec des nappes phréatiques qui baissent de plus en plus et qui ne parviennent pas à se renouveler. L’un des responsables est la bétonisation des nos villes et villages. Au lieu d’être absorbée par la terre et de remplir les nappes phréatiques, cette eau se retrouve à ruisseler jusqu’aux ruisseaux. Résultats: on retrouve de plus en plus d’inondations.

Un véritable paradoxe, avoir d’inondation à une certaine période et à une autre manquer cruellement de la précieuse ressource. Pourtant il existe une solution pour retenir cette eau et ralentir le cycle de l’eau, ou du moins la faire revenir à un rythme normal. Cette technologie est utilisée depuis l’âge médiéval et ce n’est que maintenant qu’on la redécouvre.

Une technologie médiévale qui n’a rien de révolutionnaire

Les barrages sont des solutions à court terme qui elles aussi s’amenuisent. Les retenues d’eau ne sont plus suffisantes pour irriguer les champs en contrebas des montagnes. Conserver l’eau en surface n’est donc pas la bonne solution. Construire un barrage pose aussi de gros problèmes environnementaux, notamment pour la biodiversité. La solution à grande échelle n’a rien de naturel. C’est en quelque sorte la méthode forte pour résoudre un problème pourtant basique.

L’objectif de la méthode est de retenir l’eau au maximum dans la montagne. Au lieu de guider l’eau vers les ruisseaux, puis les rivières, il est nécessaire de la faire pénétrer uniformément dans la montagne.

Au moment de la fonte des premières neiges, c’est là que la technologie se met en place. Cela s’appelle des fossés d’irrigation. Ils permettent de rediriger l’eau vers le bas des montagnes, directement en la faisant passer par le cœur de celle-ci. L’eau refait ainsi surface plus bas, par capillarité. Cela ralentit fortement le cycle de l’eau et permet d’avoir un débit plus constant de l’or bleu. C’est véritablement une méthode dite “lowtech” donc sans électricité ou technologie avancée.

Les fossés d’irrigation renvoient l’eau vers des gouffres qui se gorge d’eau et remplissent petit à petit la montagne. La végétation et en particulier les buissons comme le genévrier permettent de retenir plus longtemps l’eau dans les sols.

Ces fossés d’irrigation existaient pendant des centaines d’années et redirigeaient ainsi l’eau à l’écart des rivières. C’est ainsi que les rivières ne finissaient pas par déborder, causant des inondations. L’agriculture a ainsi reposé pendant des siècles sur cette méthode. Aujourd’hui oubliée, elle pourrait nous permettre de résoudre les problèmes de sécheresse des nappes phréatiques le long du cycle de l’eau.

Certaines personnes appellent cette technologie des “semeurs d’eau”. En conservant l’eau dans la terre en haut des montagnes, elle revient lentement ruisseler en bas. La montagne devient ainsi un gigantesque réservoir d’eau qui se déverse naturellement et lentement dans les contrebas, jusqu’à la mer.

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