des scientifiques clonent un loup sauvage d’Arctique pour sauver cette espèce menacée


Sébastien Le Belzic (à Pékin), édité par Gauthier Delomez
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En Chine, des scientifiques viennent de cloner pour la première fois un loup sauvage d’Arctique. Cette prouesse devrait permettre selon eux d’assurer la sauvegarde des espèces en voie de disparition, alors que la technique du clonage est expérimentée depuis plusieurs années dans le pays sur les animaux domestiques.

À partir d’un simple échantillon de peau, les scientifiques chinois ont réussi à créer une copie conforme en laboratoire d’un loup sauvage d’Arctique. La croissance de ce bébé loup, nommé Maya et qui vient de fêter ses 100 jours, est une première mondiale. L’animal va être suivi pendant plusieurs mois avant de pouvoir retourner dans la nature et une réserve du nord de la Chine.

“Les cellules du loup ont été introduites dans les ovocytes d’un chien de race beagle et reproduites grâce à la technologie du clonage”, explique He Zhengming, vice-président du Comité national chinois d’experts sur le clonage des animaux, au micro d’Europe 1.

“Préserver certaines espèces rares et menacées”

“C’est une très bonne technologie”, poursuit cet expert. “Le clonage peut aider à préserver certaines espèces rares et menacées”, explique-t-il, car effectivement, cette prouesse devrait permettre selon les scientifiques chinois d’assurer la sauvegarde des espèces en voie de disparition.

Mais en Chine, le clonage est aussi une affaire de gros sous. Le laboratoire Sinogene, qui a réalisé cette première mondiale, pratique depuis 2019 le clonage des animaux domestiques. Pour cela, un simple échantillon de peau ou de poil est nécessaire. Il faut aussi un très gros chèque : 35.000 euros pour un chat, 50.000 pour un chien et 80.000 euros pour un cheval afin d’obtenir le clone de son animal favori.

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