Critique Ciné : The Estate (2022, direct to SVOD) – Critiques séries et ciné, actu

The Estate // De Dean Craig. Avec Toni Collette, Anna Faris et Thomas Haden Church.

 

Dean Craig (Joyeuses funérailles, Panique aux funérailles) a réussi à impliquer d’excellentes actrices comme Toni Collette et Anna Faris dans une comédie tout droit sortie du début des années 2000. Il ne manque dans The Estate que Sandra Bullock ou encore Vince Vaughn. Cette farce particulièrement médiocre ne pousse jamais assez loin ses idées et fini donc pas devenir l’ombre d’elle-même. C’est une farce qui ne cherche jamais à en être réellement une. Comme si The Estate se freinait constamment pour ne pas être trop politiquement incorrect alors que c’est justement ce que l’on peut avoir envie de voir. Le point de départ de cette aventure a de quoi amuser : un groupe de cousins et cousines doivent tous ruser afin d’être les futurs héritiers de leur riche tante Hilda qui est mourante. Tout est présent pour une bonne farce familiale où les personnages, désespérés, se retrouvent dans des situations improbables. 

 

Quand les deux sœurs, Macey et Savanna, apprennent que leur riche tante Hilda, est mourante, elles y voient l’occasion d’obtenir son héritage et de sauver leur établissement. En arrivant à l’extravagante propriété de tante Hilda, elles découvrent que leurs cousins, Béatrice et Richard, sont venus au chevet de la vieille dame avec un plan similaire au leur.

 

C’est plutôt dans la façon de faire que cela ne fonctionne pas. Les blagues n’arrivent pas au bon moment, les personnages manquent de rythme et les situations tombent alors à plat. Les dialogues ne sont pas assez forts et efficaces pour faire de The Estate quoi que ce soit. Ce n’est pas faute d’avoir des talents à l’écran. Que cela soit Toni Collette, Anna Faris ou encore David Duchovny, c’est toujours un grand plaisir de retrouver tout ce beau monde. Même Kathleen Turner en tante aigrie est excellente. Mais étrangement, The Estate m’a plus ennuyé qu’autre chose. Il y a des tas d’idées mais tout est assemblé comme un pot-pourri sans saveur. Le script de Dean Craig a des tas de situations qui avaient le potentiel d’être drôles mais qui ne le sont pas car l’on sent le frein que le réalisateur et scénariste s’est mis. Comme d’autres comédies avec elle, The Estate souffre d’un manque d’énergie qui essouffle rapidement une bonne idée en cours de route. On sent que l’ambition qu’il y a dès le départ ne peut pas atteindre quoi que ce soit car personne ne s’en donne les moyens. 

 

Note : 3.5/10. En bref, il y a des idées mais elles sont assemblées avec de gros sabots. Les situations avec le plus de potentiel sont freinées en cours de route par la frilosité du scénariste et réalisateur à être vraiment politiquement incorrect. 

Prochainement en SVOD