Cosmetic Valley, un écosystème unique au monde et une histoire d’amour avec Chartres

Christophe Masson est directeur général de la Cosmetic Valley, ce pôle de la filière parfumerie-cosmétique est innovant mais doit constamment s'adapter face aux nouveaux défis a-t-il présenté en ouverture du Congrès.
Christophe Masson est directeur général de la Cosmetic Valley, ce pôle de la filière parfumerie-cosmétique est innovant mais doit constamment s’adapter face aux nouveaux défis a-t-il présenté en ouverture du Congrès. (©Laurent Rebours)

Plus de 650 participants sont venus garnir les gradins de ChartrExpo pour les vingt ans du Congrès Parfums et Cosmétiques de Chartres (Eure-et-Loir) ces 23 et 24 novembre 2022.

Une affluence record dont n’a pas manqué de se réjouir le directeur général de la Cosmetic Valley, Christophe Masson, en préambule de ce rendez-vous particulièrement studieux durant lequel tous les acteurs de cette filière ont l’occasion d’échanger lors d’un programme copieux.

Fier que la Cosmetic Valley soit à Chartres

Didier Garnier, vice-président de Chartres Métropole en charge du développement économique s'est dit fier de voir tout ce qui s'est construit dans l'agglomération chartraine en vingt ans.
Didier Garnier, vice-président de Chartres Métropole en charge du développement économique s’est dit fier de voir tout ce qui s’est construit dans l’agglomération chartraine en vingt ans. (©Laurent Rebours)

Vice-président de Chartres Métropole en charge du développement économique, Didier Garnier a accueilli les congressistes venus de toute la France.

Occasion pour lui de rappeler combien ce pôle de compétitivité offre à l’agglomération une vitrine internationale unique :

Nous pouvons être fiers d’avoir à Chartres la Cosmetic Valley qui se construit au fil des années jusqu’à récemment la Fabrique de la Beauté qui abrite vingt-huit jeunes entreprises innovantes. Demain ce sera le projet de Maison internationale de la cosmétique, un outil de la création indispensable et une immersion avec les consommateurs autour de l’excellence Made in France.

Didier GarnierVice-président de Chartres Métropole en charge du développement économique

Occasion aussi de convier tous les participants à une grande soirée dans le nouvel hôtel d’agglomération pour célébrer cet anniversaire marquant.

Le premier écosystème mondial de la cosmétique

Une affluence record pour ce vingtième anniversaire avec près de 650 participants
Une affluence record pour ce vingtième anniversaire avec près de 650 participants (©Laurent Rebours)

Chartres et la Cosmetic Valley, c’est une longue histoire d’amour, de paris, de défis.

Il fallait croire en ce pôle de compétitivité là où, dans bien des régions, on a laissé passer le train des expertises, de savoir-faire, d’excellence. Y mettre les moyens aussi, certes, mais pour en récolter les fruits avec une vitrine mondiale aujourd’hui.

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Nous avons là, en France, le premier écosystème au monde en cosmétique, l’Europe est le premier marché international. C’est un vecteur de compétitivité et d’attractivité dans un monde qui évolue très vite avec de nouvelles règles, de nouvelles cartes comme on peut le découvrir avec la Corée du Sud qui, en dix ans, est devenue quatrième exportateur mondial en y injectant des moyens conséquents.

Christophe MassonDirecteur général de la Cosmetic Valley

La filière cosmétique et parfumerie est un secteur porteur affichant une croissance mondiale de plus de 5%. 

La France y occupe la pole position reconnue pour son savoir-faire tant par les grandes marques emblématiques que par tout son tissu de TPE-PME « qui représente 80% des 3200 entreprises du secteur et près de 250000 emplois » souligne Christophe Masson.

Cosmetic Valley depuis 1994

Cosmetic Valley, créé en 1994, labellisé « pôle de compétitivité » en 2005, est le pôle de la filière nationale de la parfumerie-cosmétique française chargé par l’État de mettre en place une stratégie tricolore pour coordonner les actions menées au service d’un secteur qui rassemble 3200 entreprises, dont 80% de PME-TPE et une centaine de grandes marques, représentant tous les métiers de la cosmétique.
Ingrédients, procédés, packagings, tests, produits finis…
Avec 45 milliards d’euros de chiffre d’affaires et 246 000 emplois, Cosmetic Valley constitue un écosystème unique au monde incarnant l’excellence d’un des fleurons de l’économie nationale et illustrant les nouvelles valeurs de la «marque France» en matière de parfumerie-cosmétique : innovation, performance, sécurité des produits, respect de l’environnement.

La force d’un écosystème hexagonal

Durant deux jours tous les acteurs de la filière cosmétique ont échangé
Durant deux jours tous les acteurs de la filière cosmétique ont échangé (©Laurent Rebours)

Christophe Masson cite un exemple marquant à l’appui de son argument : « Lorsque l’on parle de relocalisations, il faut voir la force de notre écosystème lorsque, pendant la crise du Covid-19 toutes ces entreprises ont fabriqué du gel hydroalcoolique dans des délais records avec une réactivité exceptionnelle ».

Pour Chartres et son agglomération, l’histoire d’amour remonte en 1970 avec l’entreprise Guerlain puis les satellites qui ont essaimé et cet écosystème qui s’est peu à peu tissé.

Nous sommes un véritable territoire d’accueil à l’image de l’incubateur CM 101 au Coudray, vrai lieu d’échanges et d’innovation. Aujourd’hui nous n’avons que l’embarras du choix en termes de demandes, nous en recevons une bonne centaine ! A nous de faire les bons choix.

Didier Garnier

Demain, la Maison internationale de la cosmétique

Dans l’optique de rester une référence mondiale, la Cosmetic Valley pourra à l’horizon 2024 début 2025 compter sur la Maison internationale de la cosmétique.

Une vitrine au coeur de la cité pour répondre aux enjeux de demain.

Car dans ce marché en pleine croissance et très convoité, conserver le leadership n’est pas une mince affaire ce qui explique que la Cosmetic Valley ait demandé au gouvernement qu’elle soit considérée comme une vraie filière industrielle avec les territoiresce qui est déjà le cas avec Chartres mais également désormais avec Bruxelles.

Une réglementation  » qui ne doit pas être décorrélée du terrain »

Les réglementations s'accumulent et peuvent renforcer la valorisation du Made in France mais en faisant attention à ce qu'elles soient harmonisées.
Les réglementations s’accumulent et peuvent renforcer la valorisation du Made in France mais en faisant attention à ce qu’elles soient harmonisées. (©Laurent Rebours)

Ce congrès des vingt ans est l’occasion pour les participants d’échanger mais aussi de s’imprégner de l’évolution des réglementations notamment.

Et dans ce domaine, Christophe Masson émet le voeu « qu’elles ne soient pas décorrélées du terrain. »

Nous avons une réglementation européenne l’une des plus exigeante au monde mais qui permet de vendre le Made in France partout dans le monde. Les nouvelles lois sont largement en avance et apportent, là encore un levier de croissance. Pour autant il faut qu’ensemble, elles restent en relation avec la réalité du terrain.

Christophe Masson

L’exemple de la Corée du Sud montre qu’une politique très volontariste comme la K-Beauty, offensive, largement financée peut rebattre les cartes en peu d’année.

Une accélération du monde avec des consommateurs de plus en plus informés et exigeants, pour laquelle la Cosmetic Valley a toutes les armes pour répondre présent.

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