comment bien choisir votre airbag ?

On a tendance à penser que plus l’airbag est réactif, plus il sera efficace. C’est en partie vrai, parce que tous ne se valent pas dans la détection de chute. Par exemple, un choc frontal ou une perte de l’avant dans un virage plein angle ne se détecte par de la même façon, ni même un high-side.

Il n’y a pas réellement de norme aujourd’hui. En tout cas, pas une norme impérative comme c’est le cas pour les casques ou pour des équipements de sécurité. Oubliez l’airbag pour votre cours de poney, on parle ici du choix de ceux spécifiques à la pratique du deux-roues à moteur.

Un entretien soigné pour une efficacité au top

Une chose est certaine quelle que soit la technologie choisie, il faut prendre soin de son matériel. Par exemple, tous fonctionnent avec une petite cartouche de gaz comparable à celles qu’on peut trouver dans les magasins de cycles.

Evidemment, l’opercule doit être en excellent état sous peine de fuite et donc d’avoir un airbag qui ne se gonfle pas ou pas assez. Les modèles qui sont autonomes doivent évidemment avoir une batterie en bon état de charge pour tenir toute la durée du trajet.

Quelle que soit la technologie de votre airbag, le mieux est qu’il soit le plus rapide possible. Sous les 100 ms impérativement. Certains annoncent presque 2 dixièmes, or vous serez déjà à terre quand il s’ouvrira, ce qui pourrait aggraver les blessures.

Ensuite, certains airbags sont associés à des blousons. Cela peut sembler pratique sur le papier, mais laisse moins de latitude si vous avez plusieurs blousons ou vestes (été, hiver, etc). Pouvoir porter son airbag quel que soit le blouson que l’on mette est plus pratique. De plus, votre équipement onéreux pourra être conservé si vous changez de blouson par exemple.

 Choisir la technologie qui vous va comme un gant

Dans le même esprit qu’un airbag intégré à un blouson, qui empêche de changer librement d’équipement selon la saison, on peut choisir d’avoir un airbag associé à des capteurs sur la moto.

Si vous avez un scooter pour la ville la semaine et une moto pour le plaisir des balades le week-end, ça se complique. N’en parlons pas si vous êtes collectionneur. Le surcoût pour équiper toutes vos montures n’est pas négligeable pour toutes les associer à votre airbag moto.

Ce n’est pas la solution la plus polyvalente mais elle est assez efficace en cas de choc.


Illustration Adobestock
Illustration Adobestock

Des systèmes de protection abordables

On trouve des systèmes filaires qui sont plus abordables financièrement et indépendants de la machine. Dans ce cas, le pilote est relié à la moto par un câble qui doit se tendre pour déclencher le coussin gonflable.

Cela évite tous les problèmes électroniques qu’on peut redouter. En revanche il faut que le câble se tende suffisamment. Si vous glissez en restant sur la moto, il ne se déclenchera jamais. Si vous accrochez la câble au guidon, le câble va se détendre en cas de choc frontal avant de se retendre : autant dire que vous perdez de précieuses millisecondes. Ce n’est pas une solution très efficace en cas d’accident même si ça peut fonctionner dans certains cas.

Le seul système qui fonctionne en cas de choc ou de simple glissade avec un bon temps de réponse, c’est un gilet autonome qu’on porte avec n’importe quel blouson sur n’importe quel deux-roues. C’est ce qui se fait de mieux à ce jour mais c’est aussi la solution la plus chère et de loin.

Il devance le premier système associé aux capteurs de la moto pour la détection de certains accidents et le système filaire sur tous les plans. Ce dernier met en plus trop de temps à réagir dans la plupart des cas.

Sachez enfin que certaines assurances peuvent tenir compte de l’achat d’un tel équipement.

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