Cinédélices, une édition 2022 gourmande et réussie – Medialot

Grand cru.

Cinédélices a fermé ses portes le 15 novembre avec un satisfecit général : le festival retrouve presque sa fréquentation d’avant Covid et, avec 16 avant-premières sur 21 films projetés et plusieurs ponctuations gourmandes, le programme a été suivi et apprécié. 

Après une édition réduite en 2020, puis un festival en demi-teinte l’an passé, dans des conditions très contraintes par l’épidémie de covid 19, Cinédélices reprend des couleurs pour son dixième anniversaire. Créé en 2012, le festival a proposé cette année une programmation riche avec une forte représentation du cinéma féminin, à travers des réalisatrices comme Baya Kasmi, venue présenter le film d’ouverture, Youssef Salem a du succès, des actrices ou encore la directrice de la photographie Diane Baratier, qui a beaucoup travaillé avec Eric Rohmer et animait une masterclasse avec les étudiants du DNMADE de Saint-Etienne.

Parmi les 21 films projetés, et les 16 avant premières, deux films ont été particulièrement remarqués : Houria, de Mounia Meddour, désigné prix du public du festival  et Les Pires, de Lisa Akoka et Romane Gueret, honoré par plusieurs prix (Cannes 2022 : Un certain regard, Festival d’Angoulême, présélectionné aux Oscars pour représenter la France, et dernièrement prix du jury jeune du festival de Sarlat). Chaque film a bénéficié d’une bonne fréquentation, mais deux soirées ont fait particulièrement carton plein : la projection de La Maison, d’Anissa Bonnefont, avec Ana Girardot, toutes deux finalement retenues à Paris, et celle de la soirée « Allons dîner au cinéma » avec Les Cyclades de Marc Fitoussi.

Le public a donc répondu présent avec près de 1 260 spectateurs, contre 1 350 pour l’édition 2019, et ce avec le déroulement d’autres manifestations qui elles aussi ont fait le plein, comme l’Ekiden. Les temps gourmands ont été très suivis : l’inauguration mitonnée par le chef du restaurant le Marché Marc Bozzato, la soirée Allons dîner au Cinéma préparée par Yan Janicot et ses Petits Producteurs et, tous les autres jours du festival, les petits plats mitonnés par celle qu’on ne présente plus : Monique Valette, ancienne cheffe du restaurant Lou Bourdié à Bach, désormais bénévole de Ciné+, le tout dégusté avec les grands vins du terroir : le Clos Triguedina, La Maison Vigouroux et le Château Chambert. De quoi régaler les plus hédonistes des festivaliers !

L’association Ciné+ avait fait le pari de décaler le festival en novembre, le pari est réussi ! Les bénévoles sont déjà en train de tirer le bilan de cette édition pour envisager la prochaine. Toutes les personnes qui sont intéressées pour s’investir au bénéfice du septième art dans la cité cadurcienne sont les bienvenues. Il suffit de prendre contact à l’adresse suivante : [email protected]

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