BABYLON de Damien Chazelle [Critique Ciné] – Freakin Geek

Comme son modèle, Babylon prend tout son temps pour dérouler son histoire avec son titre apparaissant seulement après un prologue de plus de vingt minutes. Là aussi, ce long métrage se constitue d’une succession de scènes du quotidien de quatre personnages principaux. Jack Conrad, une grande star du cinéma incarnée par Brad Pitt, Nellie LaRoy une apprentie starlette qui ne manque de culot jouée par Margot Robbie, Manny Torres un espagnol propulsé dans le monde du cinéma par hasard interprété par Diego Calva et  Sydney Palmer, un trompettiste noir passé de simple musicien de plateau à star de films musicaux dont le rôle a été confié à Jovan Adepo. Nous les suivront ainsi dans leur ascension et leur difficultés à se maintenir dans le métier sur une période de plusieurs années.

Si généralement ce genre de films est toujours donné favoris pour les plus prestigieuses récompenses, le manque d’originalité de Babylon explique bien pourquoi il a été snobé aux Golden Globes et dans les nominations pour les Oscars. Babylon fait en effet aussi beaucoup penser à The Artist avec également une petite touche du Loup de Wall Street. Cette période avait aussi déjà été bien traitée dans la mini- série Hollywood de Ryan Murphy sur Netflix.

A l’image de James Cameron, Damien Chazelle ne regarde pas sa montre et n’hésite pas à étirer certaines scènes à l’envie leur faisant malheureusement parfois perdre en efficacité. La scène du tourage du premier film parlant de Nellie LaRoy en étant le parfait exemple. C’est drôle les premières minutes avant de devenir rapidement lassant à force de répétition. Il y avait clairement que quoi couper sur les 3h et neuf minutes que durent Babylon pour gagner en efficacité.