Avedon : Le maître de la photographie en 106 clichés iconiques au Palazzo Reale

106 images empruntes d’élégance racontent plus de 60 ans de carrière de l’un des plus talentueux photographes du 20ème siècle. Le Palazzo Reale célèbre Richard Avedon, jusqu’au 29 janvier 2023.

 

Chaque photo est une rencontre, à observer. Et encore plus celles de l’américain Richard Avedon (1923-2004), célébré dans l’exposition “Richard Avedon: Relationships”, au Palazzo Reale de Milan, qui recueille 106 clichés provenant de la collection du Center for Creative Photography (CCP) de Tucson (USA) et de la Fondation Richard Avedon (USA).

Une rétrospective qui permet d’approfondir les caractéristiques innovantes de l’art d’Avedon, le premier à avoir abandonné le statisme des photos des années 1950, mais aussi le premier à transformer l’image des mannequins immobiles en les rendant véritables actrices des podiums, en en montrant leur côté humain. Les photos en noir et blanc, souvent en grand format, permettent de révéler un sens profond de la personne représentée.

 

autoportrait de richard avedon
© The Richard Avedon Foundation

 

L’exposition se compose de dix sections. Et Richard Avedon est présent dans chacune d’elles, saluant les visiteurs avec son autoportrait. Une galerie est notamment dédiée aux portraits des célébrités – des acteurs, auteurs, écrivains, politiques et militants – comme Marilyn Monroe, Bob Dylan, Allen Ginsberg et Malcolm X. Une autre, est exclusivement consacrée à la mode et immanquablement à la collaboration entre Richard Avedon avec Gianni Versace. Cette collaboration qui a débuté pour la collection printemps/été 1980, a marqué les débuts du styliste, ainsi que celle de sa sœur Donatella Versace avec la collection printemps/été 1998.

 

une femme allongée enveloppée par un serpent
© The Richard Avedon Foundation

 

Quant aux portraits, Richard Avedon est connu pour son style particulier, développé à partir de 1969. Parmi les traits saillants de son approche, figure l’utilisation du fond blanc, qui lui permet d’éliminer tout élément perturbateur de la scène photographique et souligner les qualités de la pose, des gestes et de l’expression. En témoigne la célèbre photographie de 1981, choisie comme image directrice de l’exposition, qui représente Nastassja Kinski, gracieusement allongée sur le sol et enlacée par un serpent.

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